La double-confrontation tant attendue entre l’Algérie et le Cameroun comptant pour le dernier tour des éliminatoires de la Coupe du Monde 2022 approche à grands pas. Pour le match ‘’aller‘’, prévu le 25 mars au stade Japoma (Douala), c’est l’arbitre Joshua Bondo qui a été désigné. Un choix qui suscite des craintes du côté de l’équipe nationale compte tenu du passif avec ce referee. D’ailleurs, la Fédération algérienne de football (FAF) n’a pas tardé à contester la décision de la FIFA.

Par Mohamed Touileb
L’enjeu est énorme et le destin peut être brisé par une mauvaise décision ou un sifflet tendancieux. L’équipe nationale n’est pas dans la meilleure de ses formes. Surtout après une CAN-2021 ratée par les protégés de Djamel Belmadi qui se sont fait sortir dès le premier tour après une phase de poules pour le moins catastrophique.

Un passif qui inquiète
Désormais, les «Verts» sont tournés vers d’autres horizons. Ceux que le sélectionneur a toujours voulu explorer : la Coupe du Monde. Cette dernière reste l’objectif majeur de Belmadi qui n’a jamais caché son envie de disputer un mondial avec l’EN en tant qu’entraîneur puisqu’il n’a pas eu le privilège d’y prendre part comme joueur.
Pour cela, il faudra apprivoiser des «Lions Indomptables» sur un double-match où la bataille s’annonce féroce. Bien évidemment, tout danger doit être considéré. Et du côté du premier responsable de la barre technique Dz, l’appréhension principale a toujours été les prestations des referees qui n’ont pas toujours été à la hauteur.
On pense ici à Zambie – Algérie et Zimbabwe – Algérie où les directeurs du jeu sont clairement tombés dans un arbitrage maison. Il s’agit là de sélections qui n’ont pas vraiment d’influence en Afrique mais qui ont réussi à bénéficier de sifflet «avantageux» de la part des hommes en noir. Quand on sait que les Camerounais ont des relais à la CAF, la crainte est décuplée. Aussi, il y a eu le fameux Burkina Faso – Algérie joué à Marrakech en septembre dernier avec un Joshua Bondo qui n’a pas tout le temps pris les décisions adéquates.

Quelle suite pour le recours ?
Entre le vice et la compensation, le Botswanais s’est permis d’oublier de siffler un penalty évident sur Riyad Mahrez dans les derniers instants de la partie alors que le contact était manifeste. Tout cela n’augure rien de bon aux yeux de Belmadi qui a demandé à l’instance algérienne de réagir et interjeter un recours pour demander le changement d’arbitre.
Pour rappel, rien que l’évocation de son nom pour diriger Côte d’Ivoire – Algérie lors de la CAN-2021 a provoqué la réaction d’Amin =e Labdi, ex-manager général de l’équipe nationale. Le prédécesseur de Djahid Zefizef était connu pour avoir une certaine proximité avec Belmadi. Ainsi, il savait souvent ce que le coach pensait. C’est pour cela qu’il s’est permis, à tort (aux sens propre et figuré) de parler à sa place alors qu’il n’y avait rien d’officiel. Cette fois, la FIFA a notifié son verdict et la FAF a décidé de s’y objecter. À savoir si la requête aura suite…