L’équipe nationale a bien lancé sa campagne de qualification pour la CAN-2023 samedi. Sans franchement briller, les « Verts » ont pris les trois points. C’était l’essentiel dans une rencontre post-traumatique qui pouvait constituer un véritable piège que les « Fennecs » ont évité.

Par Mohamed Touileb
Il y avait des flottements, des approximations et des imprécisions, mais, au bout, il y avait trois points ô combien importants pour notre sélection. « Ce soir, on a réalisé une bonne performance face à une équipe qui, dans un passé récent, a fait de très bons matchs, notamment sur le plan défensif. Le Mali, qui est une très bonne équipe, n’a gagné que par 1-0 puis fait 0-0 face à cette équipe ougandaise. C’est une équipe solide, généreuse et bien organisée. C’est une rencontre similaire à ce que nous avons pu avoir à la CAN, face à la Sierra Leone ou à la Guinée Équatoriale », a déclaré Djamel Belmadi après la partie.

Les individualités ont primé sur le collectif
Tout n’a pas été parfait contre les Ougandais. Il y a notamment eu ce penalty heureusement sauvé par Zeghba (33’) qui aurait pu donner une autre physionomie à la partie. Une égalisation des visiteurs aurait pu renvoyer les camarades d’Islam Slimani, nouveau capitaine en l’absence de Riyad Mahrez, à leurs doutes. Tout au long du match, les protégés de Belmadi ont pu avoir la possession qui aura souvent été stérile. Les joueurs ont eu beaucoup de mal à se trouver dans les intervalles et à percer le double-rideau adverse. Il ne s’est pas passé grand-chose dans les 30 derniers mètres. C’est sur les côtés, notamment celui gauche où activait le virevoltant Youcef Belaïli, qu’il y a eu du mouvement. D’ailleurs, le sociétaire du Stade Brestois a fait le break après une superbe action individuelle (80’).
Dans l’ensemble, le collectif d’ « El-khadra » manque de liant. Pourtant, l’adversaire choisit de laisser le ballon. « On joue essentiellement contre ce type d’équipes qui joue bas et attendent des failles de notre part. On doit être préparé à trouver la faille face à ce type de bloc. (…) », explique Belmadi.

Dar Es Salem, l’autre traquenard
Désormais, il faudra disputer une seconde partie dans deux jours à Dar Es Salem. Avec le jeu proposé samedi, on ne peut pas dire que le contenu nous ait rassurés. « Maintenant, il faudra sortir en Tanzanie avec un état d’esprit conquérant pour obtenir les trois points. (…) Le match face à la Tanzanie sous Gourcuff a marqué les joueurs. Ils m’en parlent souvent (sourire). Ils ont des joueurs de qualité qui peuvent nous faire du tort. On est avertis ! », se projette Belmadi.
En outre, il dit s’attendre à « un beau match dans un stade plein, avec une grosse ferveur des supporters. La pelouse, on verra sur place.
On a hâte de jouer pour gagner ce match ». Tout reste à faire pour retrouver plus de certitudes en emmagasinant la confiance pour un groupe qui en a fortement besoin. n