Sans domination outrageuse mais en montrant beaucoup de caractère malgré un arbitre qui n’a pas toujours pris les meilleures décisions, l’équipe nationale s’est imposée 2 buts à 0 à Dar Es Salam face à la Tanzanie. Cette victoire permet aux Verts de consolider leur première place dans la poule «F» avec 6 points pris en deux journées
des éliminatoires de la CAN-2023.

Par Mohamed Touileb
La mission ne s’annonçait pas facile pour une sélection convalescente. Les «Fennecs» avaient une sortie assez compliquée à négocier chez les «Taïfas Stars». Et cela s’est confirmé en début de partie avec un jeu fermé la plupart du temps.
Pour cette explication, le sélectionneur Djamel Belmadi a décidé de faire 4 changements dans son équipe de départ par rapport à la rencontre de samedi dernier contre l’Ouganda au stade 5 juillet 1962. Ainsi, Ounas, Bendebka, Bedrane et M’Bolhi ont suppléé Ghezzal, Zorgane, Touba et Zeghba respectivement dans le onze.

Mahmoud Ismaïl fait du Gassama
Lors du premier acte, les «Verts» n’ont pas pu mettre en place leur jeu. Le problème de transition offensive était manifeste avec un Slimani isolé à la pointe de l’attaque. Ounas a bien essayé de faire bouger les choses sur certaines prises de balles assez explosives (18e et 32e) sans pour autant parvenir à décanter la situation. Entretemps, Bendebka a dû céder sa place peu après le quart d’heure de jeu (17’). Le milieu de terrain, remplacé par Zorgane, a été touché avant de chuter dans la surface 3 minutes plus tôt. Mais le referee Ali Mahmoud Ismaïl n’a pas bronché. Ce contact n’était pas le seul illicite que le directeur du jeu soudanais n’a pas sanctionné. En effet, à la 44e minute, Bensebaïni a été poussé dans la surface. Mais l’arbitre n’a rien donné.

Bensebaïni se fait justice lui-même
Dans la foulée de l’action, il a sifflé un coup franc excentré en guise de «compensation» pour son arbitrage vicieux. Belaïli l’exécute pour la passe en pivot de Mandi. La remise du défenseur trouve la tête de Bensebaïni qui décante la situation juste avant la mi-temps (45’ +2). L’ouverture du score était méritée pour «El-Khadra» qui était clairement lésée par les décisions arbitrales.
Manifestement, les charges de Belmadi à l’encontre des hommes en noir en Afrique sont en train de porter préjudice à la sélection. Les détenteurs du sifflet se permettent de lui montrer qu’ils sont les seuls décideurs. Et, parfois, cela ressemble à du sabotage pur et simple. En tout cas, malgré ce handicap, les camarades de Slimani, averti dès la 3e minute pour avoir contesté en tant que capitaine, menaient au terme du premier acte. Et c’était le plus important.

Belaïli loupe le break pas Amoura
Après la pause, Belmadi décide de sortir Ounas et incorporer Amoura. Ce dernier aurait pu s’offrir une passe décisive si Belaïli (56’) avait bien ajusté sa tête plongeante. Il fallait faire le break. Surtout que les locaux pouvaient recoller à tout moment. La preuve avec la frappe surpuissante de Salum sortie par M’Bolhi (63’) qui n’a pas tremblé sur sa ligne. Le break interviendra peu avant la fin du temps réglementaire. Après avoir trouvé le poteau, Amoura insiste en redemandant le ballon à Bennacer pour faire mouche (89’). On notera la première sélection de Benayad et la seconde de Brahimi.
Après cette victoire, les «Guerriers du Désert» renforcent leur première place dans le groupe avec 6 unités. Le Niger, parti accrocher l’Ouganda (1-1) plus tôt dans l’après-midi, est second avec 2 unités. Pour leur part, les Ougandais et les Tanzaniens ferment la marche avec 1 point. Pour rappel, les 2 premiers de chacune des 12 poules seront qualifiés pour la prochaine messe continentale.