Le stage de mats débutera lundi prochain pour l’équipe nationale qui bouclera les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2022 prévue au Cameroun (15 janvier – 28 février). Ce regroupement ainsi que les deux rencontres restantes dans la campagne contre la Zambie (25 mars) et le Botswana (29 mars) devraient enregistrer des défections de nos internationaux évoluant à l’étranger. Cependant, dans certains cas, les clubs n’ont pas de motifs valables pour bloquer les joueurs. C’est ce qui peut se passer avec Riyad Mahrez, vedette de l’EN. Explications.

Par Mohamed Touileb
L’essentiel est déjà fait pour « El-Khadra » qui a validé son ticket pour le tournoi africain. Leaders (10 points) de la poule « H », les « Fennecs » auront deux explications qui compteront pour du beurre… ou presque. En effet, les « Verts » chercheront certainement à rallonger la série d’invincibilité de 21 matchs. Pour ce faire, le sélectionneur national, Djamel Belmadi, aura besoin de ses meilleurs éléments. Même s’il envisage de faire tourner dans certains postes comme il l’avait annoncé en novembre dernier. Cependant, le nouveau variant du Coronavirus vient contrarier les plans chez notre sélection comme beaucoup d’autres du continent. En effet, nombreux clubs ne veulent pas laisser leurs joueurs faire le voyage en Afrique pour disputer les deux dernières journées des qualifications de la CAN-2022. Une démarche motivée par la circulaire no1749 envoyée par la FIFA aux différentes fédérations nationales.

Variant et restrictions à variables
Dans l’alinéa de la « mise à disposition des joueurs et joueuses pour les équipes représentatives des associations », il est noté que « les amendements à l’annexe 1 du RSTJ concernant la mise à disposition des joueurs et des joueuses pour leurs équipes représentatives – qui ont fait leurs preuves l’an dernier – ont été prolongés, cette fois jusqu’à fin avril 2021. Ils s’appliqueront donc à deux fenêtres internationales pour les femmes (février et avril), une fenêtre internationale pour les hommes (mars) et deux fenêtres internationales pour le futsal (mars et avril).» Selon les restrictions, qui vont de 5 jours à 2 semaines, du pays concerné, il est mentionné qu’ « une quarantaine ou période d’auto-isolement d’au moins cinq jours est obligatoire à compter de l’arrivée. » Et ce, « soit sur le lieu du club qui doit mettre le joueur à la disposition de l’équipe représentative de l’association » ou « sur le lieu où est censé se disputer le match de l’équipe représentative de l’association.» Par ailleurs, la FIFA note qu’ « il existe des restrictions de voyage vers ou en provenance d’un des lieux précités » si jamais « une exemption spécifique émanant des autorités compétentes n’a pas été accordée aux joueurs de l’équipe représentative concernant les mesures précitées.»

Belmadi devrait l’exempter
Pour faire simple, on donnera l’exemple de Riyad Mahrez. Manchester City peut l’empêcher de jouer le premier match de l’Algérie prévu à Lusaka le 25 du mois en cours. La raison : la Zambie figure sur la liste des pays à haut risque COVID-19 en Grande Bretagne. En revanche, l’Algérie n’est pas une « no go zone ». Et comme les Guerriers du Désert joueront le Botswana à Alger, les Citizens ne pourront pas retenir le gaucher. Toutefois, selon une source bien informée, Belmadi compte laisser le natif de Sarcelles à la disposition des « Skyblues ». Il ne voudrait pas qu’une convocation porte préjudice à un Mahrez qui a, depuis un moment, retrouvé la plénitude de ses moyens et une place de titulaire. Forcer sa venue risque de lui causer des problèmes. C’est pourquoi Belmadi privilégie de l’exempter. Même si la réglementation déplacement le met en position de force.