Après une victoire 3 buts à 1 signée jeudi dernier au stade 5 Juillet 1962 (Alger) pour le compte de la 3 journée, l’équipe nationale retrouve le Zimbabwe cet après-midi (14h) à Harare. Les « Fennecs », qui ont pris 9 unités sur autant possibles, pourraient acter la qualification à la Coupe d’Afrique des nations 2022 prévue au Cameroun (09 janvier – 06 février) en cas de succès. Néanmoins, la tâche ne s’annonce pas facile pour les champions d’Afrique.

Le sélectionneur Djamel Belmadi était clair. Lui et ses poulains ne veulent pas faire le voyage pour rien et comptent empocher les 3 points. «On ira au Zimbabwe pour gagner », avait-il assuré après avoir signé une 21e rencontre sans défaite sur le banc de l’EN. Et ce, même s’il n’a pas manqué de reconnaître qu’« on a trouvé quelques difficultés face au Zimbabwe au stade du 5 juillet. Il ne faut pas oublier que nous avons eu affaire à une bonne équipe.»

Pelouse et climat, les autres adversaires
Les « Verts » savent à quoi s’en tenir. Footballistiquement, ils auront des hôtes qui chercheront à recoller et se relancer dans la campagne de qualification. Un succès permettrait aux « Warriors » de tenir la Zambie (3e, 3 points), revenue à une longueur après son succès (2-1) décroché lors de la réception du Botswana jeudi écoulé, à distance et de réduire l’écart avec l’Algérie à 2 unités. Un véritable match à six points pour la sélection qui évoluera à domicile.
En plus d’être confrontés à des Zimbabwéens déterminés à l’emporter, Riyad Mahrez et consorts feront face à un climat pesant et une différence de plus de 10 degrés par rapport à Alger (le mercure devrait afficher 31 degrés selon les informations). En plus, il y a la qualité de l’ère de jeu de National Sport Stadium de Harare sur laquelle ils vont évoluer qui dérange. Une pelouse en piteux état qui risque fortement d’handicaper le jeu d’ « El-khadra » habituée à progresser avec des passes courtes.

Les coups de pied arrêtés à exploiter
Ainsi, Belmadi sera privé d’une arme dans cette bataille qui nécessitera mobilisation et solidarité optimales. Ajouté à cela le risque de blessure quand on joue sur une surface impraticable. L’enchaînement des matchs pour certains éléments comme Bennacer et Mahrez peut précipiter les pépins physiques. Un mauvais appui ou réception sont à craindre. Surtout que le banc de l’EN n’a pas la profondeur requise.
Dans les têtes, il y a le match contre le Botswana du 18 novembre 2019, comptant pour la 2e journée dans ces qualifications, que les « Guerriers du Désert » avaient péniblement remporté 1 but à 0 sur un… corner direct de Youcef Belaïli, absent lors des deux derniers regroupements de la sélection car en manque de compétition. En effet, les coups de pied arrêtés peuvent être une solution. Il faudra donc les exploiter comme il se doit afin de s’extirper de ce nouveau piège dans une Afrique où il est toujours difficile de s’aventurer. n