Comme lors du match «aller» joué jeudi dernier au stade 5 Juillet 1962 (Alger) contre le Zimbabwe, Djamel Belmadi, sélectionneur national, aura certainement des leçons à tirer du second acte disputé hier à Harare. Après avoir mené, les «Fennecs» ont dû concéder le nul (2/2). Cela ne les empêchera pas d’acter leur qualification à la CAN-2022 au Cameroun avec 10 points au compteur après 4 journées dans les éliminatoires.

Les Verts nous ont habitués à mieux au point de nous pousser à devenir exigeants. Hier, à l’occasion du duel face aux Zimbabwéens, ils ont soufflé le chaud et le froid contre un adversaire qui a montré plus de constance dans le rendement. La bataille s’annonçait compliquée dès le début. Tafadzwa Ruzike s’est immédiatement distingué avec un tacle très appuyé pour stopper une incursion de Mahrez à la 7e.
Le referee soudanais, Mahmood Ali Mahmood Ismail, n’a même pas averti le Zimbabwéen pour une intervention qui valait un bon carton jaune «orangé». Mettre de l’impact et de la rugosité dans les duels devenait nécessité pour les «Guerriers du Désert» s’ils voulaient exister.

Le bijou de Mahrez
Quant à ce coup franc obtenu par Mahrez, il aurait pu donner lieu à l’ouverture du score si ce n’est la mire qui a manqué le cadre de quelques centimètres. Le Citizen était assez inspiré et il l’a confirmé à la 38e minute avec un but d’anthologie, son 18e avec la tunique d’ «El-Khadra», qui restera dans les annales. A la réception d’une transversale de Benrahma, l’ancien de Leicester City fait un contrôle orienté d’une aile de pigeon pour prendre l’avantage sur le défenseur.
Ce dernier parvient à le rattraper mais Mahrez l’enrhume d’une feinte et un crochet avant de battre le portier du droit. Une réalisation spectaculaire et en totale classe du MVP 2016 de la Premier League qui venait de faire le break. En effet, quatre minutes plus tôt, Andy Delort, préféré à Baghdad Bounedjah à la pointe de l’attaque, avait décanté la situation d’un coup de casque rageur après un excellent centre du latéral droit Mohamed Réda Helaïmia.

Musona, le but de l’espoir
Le break concédé, les locaux étaient dans l’obligation de réagir. Rébellion immédiate avec première alerte sur un coup franc longue distance. Knowledge Musona décroche une minasse déviée par Raïs M’Bolhi sur sa transversale (42’). Un avertissement sans frais avant de récidiver dans la foulée, toujours sur coup franc, et tromper M’Bolhi qui n’a fait que constater le ballon retomber dans sa lucarne droite. A la pause, l’EN était petitement devant et le danger était présent.
La seconde période a confirmé la tendance avec des hôtes qui ont répété les assauts sur le camp algérien. Accusant le coup physiquement, les champions d’Afrique n’ont pas pu se projeter vers l’avant. Belmadi décide d’opérer des changements en épuisant ses 5 remplacements. C’était aussi le cas pour son homologue Zdravko Logarušić.

Leaders malgré tout
Pour le coaching, ce dernier a vu l’incorporation de Prince Dube (81’) porter ses fruits. Une minute après son incorporation, le numéro 13 a trompé la vigilance de M’Bolhi, auteur d’une faute de main, pour remettre les deux sélections à égalité et offrir un précieux point aux siens. Deux buts partout, c’était le score final qui permet à Mahrez & cie de rester aux commandes de la poule «H» avec 10 points.
Une moisson qui suffit pour poinçonner le sésame de la CAN-2022. Pour sa part, le Zimbabwe compte 5 points. Il était logé à la 2e place en attendant la fin de rencontre Botswana – Zambie qui se déroulait à l’heure où nous mettions sous presse. Les Zambiens, vainqueurs des Botswanais jeudi dernier, étaient (3es, 3 points) alors que leurs adversaires étaient derniers (1 point). <