Au moins cinq agences, relevant de l’Algérienne des eaux (ADE) de Béjaïa ont été privées d’électricité, mardi, à cause d’un contentieux opposant cette dernière à la Société de distribution de l’électricité et du gaz de l’Est (SDE) qui lui réclame le paiement échelonné de ses créances, selon la direction de la SDE.
Cette coupure a été appliquée seulement aux structures administratives évitant sciemment de l’élargir aux structures techniques et opérationnelles, notamment les forages et les ouvrages d’utilité publique afin d’épargner les retombées d’une telle démarche, aux usagers et la perturbation de leur alimentation en eau potable, a-t-on précisé.
La SDE, détient sur l’ADE une créance de l’ordre de 490 millions de DA.
Pour l’honorer, un échéancier consensuel a été mis en place par les deux parties, portant notamment sur l’impératif de voir l’ADE en venir à bout en payant à son partenaire, la somme de 1 million de DA. Seulement, depuis le mois de mars, coïncidant avant l’entrée en vigueur de l’accord, aucun versement n’a été effectué, et ce malgré un nouvel engagement du débiteur, d’entamer ses remboursements dès le mois de septembre dernier.
Lassée d’attendre, l’entreprise a dû donc passer à la sanction, d’autant que par ailleurs sa trésorerie, souffre énormément de ce phénomène de non-payement de ses créances, qui globalement s’élève à près de 7 milliards de dinars dont 4 milliards détenus auprès des ménages et 2 auprès des entreprises industrielles.