A Tizi Ouzou et pour la troisième fois consécutive, le FFS réussit le pari de sortir vainqueur des joutes électorales sénatoriales, en raflant le seul siège mis en compétition lors du scrutin du 29 décembre dernier, à Tizi Ouzou

. Avec Hocine Haroun, qui siège déjà au Sénat depuis un peu plus de deux ans, le deuxième fauteuil concédé à la wilaya de Tizi Ouzou et occupé précédemment par l’un de ses représentants le Dr Tadmartaza, en l’occurrence, vient d’être conquis par le FFS en faisant élire Rabah Ménaoum qui s’est imposé avec 369 voix contre 347 pour Malek Hessas du RCD et 302 voix pour le maire de la ville de Tizi Ouzou qui s’est présenté en indépendant avec le soutien déclaré du RND avec 117 voix. En plus du report promis des voix des élus du MPA (38), du TAJ (38) et du PT (20). Hemou Khemou, candidat du FLN n’a pu obtenir que 14 voix. Curieusement, le candidat maison de l’ex-parti unique n’a pu bénéficier du soutien des 151 élus Flénistes. C’est l’un des faits saillants de ce scrutin. La dispersion de ce grand potentiel de voix constitué de celles de la majorité d’élus FLN et des indépendants au nombre de 111 est un facteur qui a fait la différence et pesé dans le décompte des voix. Un phénomène dont a profité, en premier lieu, le FFS et ses deux poursuivants immédiats, Malek Hessas du RCD et Ouahab le candidat indépendant, Aït Menguellet. A la surprise créée par ce dernier, le maire de la ville de la capitale du Djurdjura, qui a réussi à réunir trois cents deux suffrages de grands électeurs autour de sa candidature d’élu indépendant, il convient de souligner la performance des candidats du FFS et du RCD qui ont su profiter du jeu des alliances et des réseaux tissés par les élus et militants de ses deux partis dont l’ancrage populaire dans la wilaya n’a pas subi une grande érosion malgré l’usure du pouvoir local qu’ils se partagent, alternativement, depuis près d’une vingtaine d’années. Le FFS détient 294 élus locaux, contre 283 pour le RCD ; ils sont talonnés par le FLN avec 151 élus, le RND 117, le MPA et TAJ avec, respectivement, 38 élus au niveau des communes. Le PT possède, quant à lui, 20 représentants au niveau des APC. Les indépendants sont au nombre de 111. Rappel de quelques chiffres : le collège des grands électeurs est composé de 1069 élus dont 1094 ont pris le chemin des urnes. On a enregistré vingt-sept abstentionnistes et trente-quatre bulletins nuls. A Béjaïa, Abdenour Derguini, vice-président de l’assemblée populaire de la wilaya de Béjaïa, d’obédience FFS, a été élu nouveau sénateur de la même circonscription administrative, au terme de l’élection tenue avant-hier, dans le cadre du renouvellement partiel du Conseil de la nation. Le candidat du Front des forces socialistes (FFS) qui a remporté la majorité des suffrages exprimés, en obtenant 293 voix, a été talonné par Massinissa Ouari, élu FLN à l’APC de Tazmalt, qui a recueilli 264 voix.

En troisième position viendra le maire RCD de Fenaïa-Ilmaten, Farid Bali, qui a obtenu 154 voix. Le maire de Barbacha, Mohand Saddek Akrour, du Parti socialiste des travailleurs (PST), n’a pu avoir que 16 voix, pendant que le candidat du Mouvement de l’entente nationale (MEN), Hammour Idir, élu à l’APC d’Adekar, n’a réussi à glaner que
10 voix.
La victoire du FFS à Béjaïa vient réconforter sa place de première force partisane dans l’échiquier politique régional. Ainsi, il a également réussi à préserver son fauteuil au Conseil de la Nation, puisque le sénateur sortant de la wilaya de Béjaïa, Brahim Meziani en l’occurrence, est lui aussi issu du FFS.
Il est à noter que cette joute électorale a été marquée par une forte participation des grands électeurs, puisque sur les 824 élus locaux que compte la wilaya de Béjaïa, on a enregistré 806 votants, soit un taux de 97,81 %.
Rappelons enfin, que six candidats étaient en lice pour ces élections sénatoriales à Béjaïa. Il s’agit de MM. Abdenour Derguini, vice-président de l’APW de Béjaïa (FFS), Farid Bali, maire de Fenaïa-Ilmaten (RCD), Massinissa Ouari, élu à l’APC de Tazmalt (FLN), Mohand Saddek Akrour, maire de Barbacha (PST), Idir Hammour, élu à l’APC d’Adekar (MEN) et Houari Kherbane, élu à l’APC Aït R’zine (Indépendant). En course dans huit wilayas, le FFS a rendu publique une déclaration dans laquelle il se félicite de son succès aux élections sénatoriales, à Tizi Ouzou et Béjaïa.
«Cette victoire est venue confirmer la force du FFS qui, malgré toutes les pratiques de l’administration au service de sa clientèle, s’est imposé comme la première force dans ces deux bastions des luttes démocratiques.»<