La campagne électorale pour les locales partielles, qui concernent 6 communes (4 à Béjaïa et 2 à Tizi-Ouzou) a pris fin mardi à minuit et l’opération de vote se déroulera samedi. Une étape qui marque la fin du blocage qui a frappé les Assemblées des communes où il n’y a pas eu de scrutin le 27 novembre 2021 faute de listes de candidatures.

PAR NAZIM BRAHIMI
Bien que la campagne, entamée le 22 septembre dernier, n’a pas pu gagner en intensité ni en attrait dans un contexte peu favorable à l’animation politique partisane, les prétendants ont tenté d’affuter leurs armes de mobilisation envers des populations préoccupées entre autres par la cherté de la vie.
A Tizi-Ouzou comme à Béjaïa, les prétendants ont tenté, trois semaines durant, de convaincre les électeurs de voter pour eux, leur présentant des programmes axés essentiellement sur le développement local et la gestion participative.
En ce qui concerne la cartographie des participants, la surprise a été signée par le FFS qui n’a présenté que deux listes (M’cisna à Béjaïa et Aït Boumahdi à Tizi-Ouzou) donnant ainsi plus de chances de succès au FLN et au RND qui se mesureront, le jour J, avec les listes d’indépendants.
A Béjaïa, où les 4 communes d’Akbou, Toudja, Feraoun et M’cisna, sont concernées par ces élections pour lesquelles 12 listes dont 4 de partis politiques et 8 indépendantes, les candidats de la liste «Yulli wess» (en lice à M’cisna) ont souligné leur engagement à remettre la commune sur rails en faisant aboutir les projets de développement qui stagnent.
L’implication des comités de citoyens au débat et à la gestion des communes est aussi inscrite au programme de cette liste qui estime que «la commune, c’est d’abord les citoyens et que les élus ne sont que des instruments de gestion».La liste «Assirem» (Akbou), très active pendant la campagne en cumulant sept sorties sur le terrain au dernier jour de la campagne, s’est engagée à mettre en place un conseil consultatif communal afin de «concrétiser la gestion participative de la commune».
Pour sa part, le Front de libération nationale (FLN) a plaidé en faveur d’un « plan spécial» pour la commune de Toudja, afin de lui permettre de rattraper le retard qu’elle accuse en matière de développement économique alors que pour la commune d’Akbou, ce parti veut voir la zone de Taharacht érigée en zone industrielle d’envergure compte tenu de son potentiel économique.
La liste Tadukli (Feraoun) juge, quant à elle, «vital» de mettre en œuvre une gestion participative et d’inaugurer de nouveaux rapports entre les instances élues et les électeurs. Elle promet d’impliquer le plus grand nombre de citoyens dans la gestion des affaires de la commune si elle est élue.
Le même engagement d’améliorer le cadre de vie des citoyens par un réel développement local a été formulé par les listes en compétition pour les sièges des deux communes de la wilaya de Tizi-Ouzou, Aït Mahmoud et Aït Boumahdi.
Les candidats du Front de forces socialistes (FFS) prônent l’association des citoyens dans l’élaboration du plan de développement communal, afin de répondre efficacement aux attentes de la population en matière d’amélioration de son cadre de vie.
Les candidats du Rassemblement national démocratique (RND) promettent une gestion participative afin d’assurer un développement efficace et durable avec un programme touchant à tous les secteurs dont l’éducation, la santé et l’hydraulique.
La gestion participative est aussi parmi les points inscrits au programme de la liste Tikjda (Aït Mahmoud) dont les candidats comptent faire participer les représentants des villages dans la définition des projets prioritaires pour la commune. L’amélioration du cadre de vie des habitants de la commune d’Aït Mahmoud, est inscrite parmi les priorités du programme de campagne de la liste indépendante «Tasqamut n’Ussirem», dont les candidats ont répertorié les problèmes soulevés dans chaque village, en matière notamment d’alimentation en eau potable, de raccordement aux réseaux énergétiques, de couverture sanitaire, de préservation de l’environnement et d’insécurité, pour leur prise en charge, par ordre de priorité.
Les candidats à ces élections partielles, qu’ils soient de Tizi-Ouzou ou de Béjaïa ont multiplié les appels au vote en direction des citoyens, afin d’élire leurs représentants aux Assemblées communales, insistant sur l’importance de doter ces institutions d’élus afin de pouvoir assurer le développement des communes.
En matière de chiffres et en ce qui concerne la wilaya de Tizi-Ouzou, la commune d’Aït Mahmoud compte 5 621 électeurs, celle d’Aït Boumahdi 5 250. Pour Béjaïa, Akbou compte 26 180 électeurs, Feraoun 10 432 et Toudja 5 432 et M’cisna 4 735 électeurs.
Une fois l’opération achevée et les résultats validés, les 6 APC concernées auront dépassé une situation de blocage qui a duré 11 mois au moment où d’autres circonscriptions ont appris à vivre avec des situations de crise comme celle d’Azazga dont l’APC a été dissoute le 21 août dernier sur décision du wali et contestée par le maire élu. Ce dernier considère la décision «illégale» et non conforme au code communal. n