A une semaine du jour J, la campagne électorale pour les locales anticipées entame son compte à rebours, qui a vu les partis en lice redoubler d’efforts en vue de convaincre les potentiels électeurs de se rendre aux urnes le 27 novembre.

Par NAZIM B.
Les chefs de parti politique ont investi, durant le week-end, les premières villes du pays (Alger, Constantine, Annaba, Oran, Sétif…) dans l’espoir de réaliser de bons scores électoraux et de mettre leurs futurs élus à l’épreuve de la gestion locale. C’est le cas du Front des forces socialistes (FFS) dont les membres de la direction étaient, hier, à Alger, Béjaïa, Boumerdès, où il compte préserver son gisement électoral, alors que Sofiane Chioukh, du présidium du parti, animait un meeting dans l’antique Cirta en compagnie du premier secrétaire Youcef Aouchiche.
Ce dernier est revenu notamment sur les motivations de la participation à cette échéance, évoquant «un engagement» du FFS envers «ses responsabilités nationalistes et historiques à l’égard de l’Algérie», estimant que les Assemblées populaires locales constituent «un espace de militantisme qui nous aide à jeter les fondements d’une ère nouvelle par loyauté au Hirak populaire qui a émerveillé tant au niveau local qu’à l’étranger».
Pour sa part, Abou El Fadl Baâdji, secrétaire général du FLN, semble vouloir ratisser large dans ses interventions, dans lesquelles il se perd jusqu’à prétendre parler au nom de l’Etat algérien au moment où sa place est sujette à critique dans les structures du parti. Dans le sillage, il a salué la décision du gouvernement relative aux subventions ciblées à travers le projet de loi de finances 2022, approuvé par le Parlement, déclarant à Tamanrasset, où il était en campagne hier, que le parti «n’a eu de cesse de plaider pour les subventions ciblées au profit des véritables bénéficiaires dont les nécessiteux et les personnes démunies». Revendiquant la suprématie de son parti dans l’échiquier politique national, Baâdji a mis en avant le fait que le FLN participe avec plus 31 000 candidats, soit le taux de participation le plus élevé dans ces élections locales dans 1 283 APC et 55 APW à travers les 58 wilayas du pays, faisant remarquer que «parmi ces candidats, 65% sont jeunes et 60% ayant un niveau universitaire».
De son côté, le chef du Rassemblement national démocratique ( RND), Tayeb Zitouni, a affirmé, dans le sud du pays, l’adhésion de son parti au contenu de la future loi de finances tout en réclamant des pouvoirs publics d’œuvrer à la préservation du pouvoir d’achat des couches démunies de la société. Il a appelé, par la même occasion, à accorder «davantage de prérogatives aux collectivités locales en vue d’y relancer le développement, au vu de leurs compétences avérées et qualifiées pour opérer le développement économique».

Un budget de 8,67 milliards DA
En matière de coût financier de ce rendez- électoral, le dernier dans l’agenda politique, c’est un budget de 8,67 milliards de dinars qui a été alloué pour les dépenses liées à sa préparation et à son organisation, selon un décret présidentiel publié au dernier Journal Officiel. «Il est ouvert, sur 2021, un crédit de 8 670 000 000 DA, applicable aux budgets de fonctionnement des ministères de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, de la Justice et de la Communication», précise le décret n° 21-442 du 10 novembre 2021 signé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
En vertu de ce texte, une enveloppe de 7,75 milliards de dinars a été allouée au ministère de l’Intérieur pour prendre en charge les dépenses des services déconcentrés de l’Etat et celles de fonctionnement des délégations de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), précise la même source. Il a été également affecté un budget de l’ordre de 380 millions DA au ministère de la Justice et de 540 millions de dinars au ministère de la Communication, libellés au titre des dépenses de l’administration centrale liées à la préparation et à l’organisation des élections locales 2021, lit-on dans le même décret.