PAR NAZIM B
La campagne électorale pour les locales anticipées du 27 novembre a abordé hier son troisième jour qui a vu les premiers responsables des partis politiques animer des meetings et autres rencontres de proximité afin de donner du relief à une campagne qui s’annonce laborieuse.
Ils étaient au moins cinq chefs de formations politiques à se rendre à travers diverses destinations à la rencontre des citoyens pour plaider leurs causes partisanes dans des salles qui peinent encore à afficher la grande affluence.
Des thèmes abordés par les orateurs, c’est manifestement celui en lien avec les prérogatives des élus locaux qui revient souvent dans les discours.
«Nous serons surtout engagés dans un bras de fer résolu avec les autorités du pays pour réhabiliter le rôle et le statut de l’élu», a déclaré, Hakim Belahcel, de la direction du FFS lors d’un meeting animé à Boumerdes.
Il est temps, a-t-il estimé, de «rompre avec les codes qui régissent le fonctionnement des collectivités locales et qui ont réduit l’élu au rang d’exécutant inféodé aux injonction de la tutelle», appelant, par la même occasion, les militants du parti et les candidats à «conquérir le pouvoir local».
Pour sa part, le président du Front El Moustakbal, Abdelaziz Belaid, a mis en avant la nécessité d’accorder plus de prérogatives aux élus au niveau des Assemblées populaires communales afin, dira-t-il, de répondre aux attentes des citoyens de plus exigeants.
Considérant que l’APC est «le noyau principal pour tout développement», Abdelaziz Belaid a défendu le principe portant sur «l’élargissement des missions et du rôle des élus au niveau local», estimant qu’en «plus du souci de réaliser un développement local, il y a l’impératif d’exercer un contrôle sur l’exécutif».
Le thème des prérogatives des élus a été également évoqué par le chef du mouvement Al Bina, Abdelkader Bengrina, qui a plaidé également à Laghouat «la nécessaire» redynamisation du fonds du développement du sud en veillant à éviter les disparités de développement.
«Il appartient de redynamiser le fonds de développement du Sud qui contribuera à aplanir les inégalités de développement entre le nord et le sud du pays», dont Laghouat «qui mérite un grand appui de développement», a-t-il dit.
Il a appelé, par la même occasion, à «lever le gel sur les projets en suspens à Laghouat et de revoir, son quota d’habitat et de terrains à bâtir, à la hausse et d’hâter le parachèvement des projets de réalisation de ligne ferroviaire et du dédoublement de la RN-23».
L’ancien candidat à la présidentielle a mis à profit la tribune de cette campagne pour fustiger «la France officielle» qu’il estime «dans l’obligation morale» de reconnaitre les crimes commis durant la période coloniale.
De son côté, la présidente du parti Tajamoue Amel El Djazaïr, Fatima Zohra Zerouati, a souligné, à Chlef, «la nécessité de former les élus pour une meilleure gestion des assemblées locales et du développement, afin de répondre aux aspirations des citoyens».
Estimant qu’un élu et notamment un président d’Assemblée populaire communale formé saura dépasser les éventuels obstacles de gestion et tracer une feuille de route pour réaliser le développement auquel aspire le citoyen, Mme Zerouati a soutenu l’idée selon laquelle «une fois formés, l’évaluation de ces élus, se fera à travers les réalisations et les résultats obtenus, ainsi qu’à travers la prise en charge des problèmes soulevés par les citoyens».
Le secrétaire général du FLN Abou Fadhel Baadji était à Ouargla et Touggourt où il a traité de toutes les questions en réagissant notamment à l’attentat commis par les forces marocaines au Sahara occidental contre des camionneurs algériens sur la ligne Nouakchott- Ouargla.
Une tonalité semblable a été adoptée également par le patron du RND, Tayeb Zitouni, qui a affirmé que «le Maroc travaille pour déstabiliser la région», alors qu’à propos du scrutin du 27 novembre, il a affiché les ambitions de son parti de réaliser des scores positifs. <