Les élections organisées samedi pour le renouvellement des exécutifs des Assemblées locales ont été marquées par la participation de 35 % des électeurs inscrits.

PAR NAZIM B.
En attendant les résultats définitifs de cette consultation, qui s’est déroulée dans le calme et la sérénité, l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a annoncé, avant-hier soir, les résultats préliminaires à la clôture de l’opération de vote faisant état d’une participation estimée à 35,97 % pour les APC et de 34,39% pour les APW.
M. Charfi a souligné que le nombre d’électeurs pour les APC a atteint 8 517 919, alors que celui pour les APW s’est élevé à 8 145 226. Le président de l’ANIE a tenu à préciser que ces taux de participation restent provisoires en attendant l’examen de toutes les données liées à cette opération électorale et les recours qui seront introduits. Mais en attendant le verdict final, c’est déjà le jeu des alliances qui a pris place au niveau des Assemblées où aucune liste n’a pu avoir la majorité absolue. Elles sont, selon des échos recueillis auprès des délégations de l’ANIE et des formations politiques, environ deux-tiers dans cette situation. Certains partis annoncent déjà des pourparlers pour des alliances au niveau local.
C’est le cas du mouvement El Bina qui se déclare disponible pour des négociations afin de débloquer la situation dans les Assemblées où le parti de Bengrina a pu gagner des sièges sans pour autant avoir la possibilité de présider aux destinées de l’Exécutif. L’autre question qui se pose est celle des communes où aucun candidat ne s’est présenté, dont huit circonscriptions en Kabylie. A ce sujet, le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune, a précisé que ces cas sont «très rares», affirmant que «la loi est claire dans ce cadre», d’autant qu’elle prévoit la création d’une commission de gestion des affaires de la commune, en attendant l’organisation d’autres élections.
Pour ce qui est du rôle et de la place des jeunes dans ces élections, le président de la République a indiqué, dans une déclaration au sortir du bureau de vote, que cette catégorie est «une majorité» dans le pays, soulignant la nécessité de «leur donner l’occasion de faire leurs preuves au vu de leurs qualifications en matière d’assimilation des lois de gestion et d’organisation».
Sur le scrutin, le président de la République a soutenu que les élections locales sont «la dernière étape pour l’édification d’un Etat moderne», ajoutant que «nous bâtirons un Etat économiquement fort au sein de la démocratie et de la liberté du citoyen». «Ce rendez-vous électoral s’inscrit dans le cadre du parachèvement de l’édification des institutions de l’Etat élues», a précisé M. Tebboune, soulignant que les APC et APW sont «les institutions étatiques de base auxquelles il faut conférer de larges prérogatives». Il a souligné, dans ce chapitre, que ces prérogatives «devront permettre aux Assemblées élues de gérer leurs affaires», soulignant qu’«il y aura une révision radicale des modes de gestion des collectivités locales au cours de l’année 2022», en révisant les codes communal et de wilaya. Interrogé sur les garanties de préservation des voix des électeurs et de protection des Assemblées élues, le président Tebboune a annoncé «une loi au niveau de l’Assemblée populaire nationale (APN), qui sera promulguée prochainement et qui portera sur la protection des institutions et interdira le détournement des voix des électeurs». Ajoutant que l’Algérie avance sur la bonne voie pour la construction d’une économie forte et d’une véritable démocratie». Pour M. Tebboune, «l’opinion de l’opposition politique est respectée et autorisée pour peu qu’elle ne mène pas à la violence et à des faits lourds de conséquences».