Le Mouvement Ennahdha n’exclut pas une possible participati

on à l’élection présidentielle d’avril prochain. C’est ce qui ressort de l’intervention faite hier par le président de cette formation politique, Mohamed Douibi. « La question de l’élection présidentielle suscite beaucoup d’intérêt et d’importance au sein de notre parti », a avoué M. Douibi au premier jour du congrès d’Ennahda, qui se tient pendant trois jours à Zéralda (Alger).
« Durant ce congrès, nous débattrons des mécanismes et des modalités à travers lesquels nous allons aborder cette élection », soulignera le président de la formation politique islamiste, précisant que la décision à prendre sortira de congrès. En attendant, le même responsable a manifesté le souhait de son parti de voir le prochain scrutin présidentiel se dérouler « avec la participation des partis politiques » de sorte à « mettre le pays au-dessus de tout type de menace », a-t-il justifié. « Notre formation politique restera également ouverte à toutes les initiatives concernant cette échéance cruciale pour le pays », a poursuivi M. Douibi. Outre le dossier de la présidentielle d’avril 2019, l’intervention du président d’Ennahda a été consacrée aux « défis qu’imposent les grandes puissances mondiales à notre pays ». Une situation qui « appelle le pouvoir et l’opposition à unir leurs rangs », a-t-il prôné. Sur le registre social, il soutiendra :
« Nous avons besoin d’une plus grande marge de libertés d’expression, de libertés syndicales ainsi que d’une meilleure transparence dans la gestion des affaires publiques.» Et de regretter qu’en 2018,
« les journalistes subissent toujours des contraintes, des pressions et des poursuites judiciaires, alors que la lutte contre la corruption nécessite une vraie liberté d’expression et la consolidation de l’indépendance de la justice ». M. Douibi parlera également d’économie et des
« difficultés » auxquelles se trouve confrontée l’Algérie dans ce domaine. Il évoquera, à son tour, « l’impératif d’offrir des opportunités pour l’investissement local et étranger extérieur, de réformer certaines lois, à l’instar de celles qui régissent le Fonds de participations de l’Etat et le Fonds d’investissement ». Le président du parti islamiste ne manquera pas aussi d’appeler à « la consolidation du financement non conventionnel, dont la finance islamique».