Le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Mohcine Belabbès, ne veut surtout pas trancher la position de son parti vis-à-vis de la présidentielle de 2019.

Ainsi, il a estimé, hier, que le RCD suit avec intérêt l’évolution de la situation, considérant que si « le pouvoir acquiesce pour une volonté politique d’ouvrir le champ politique et médiatique comme garantie d’une élection libre et transparente, le RCD n’exclut pas sa participation », a-t-il dit. Ajoutant qu’actuellement, « rien n’est venu éclaircir le brouillard qui assombrit le devenir immédiat de notre pays à cinq mois de l’élection». Ceci étant, sans ces garanties, le RCD restera, volontiers, en rade du scrutin du printemps prochain. Le président du RCD considère qu’une instance indépendante d’organisation des élections, en remplacement du ministère de l’Intérieur et l’ouverture du champ médiatique à l’opposition « sont des demandes du RCD qui n’ont pas eu de réponses à ce jour », insistant sur le fait que « si la situation reste en l’état, il n’y aura pas d’élection, mais une nomination au poste de président par des forces à l’intérieur du système ». Sur un autre registre, il regrette l’absence de débat sur les programmes à quelques mois seulement de la présidentielle, estimant que cette réaction est faite sciemment dont le seul but, a-t-il dit, de faire perdurer « la culture politique ancrée chez les hommes du système que le chef de l’Etat doit être choisi en amont du scrutin et non pas légitimé par le sacre du suffrage universel ». Concernant un probable soutien du RCD à un candidat de l’opposition, Mohcine Belabbès a indiqué que son pari « ne soutient pas des noms, mais des programmes, et c’est ce qui manque pour le moment ».