Le mois béni du Ramadhan a changé les habitudes des jeûneurs. Le confinement décidé par les pouvoir public depuis maintenant plus de deux mois est diversement commenté par les citoyens. Certains ont même avancé que le confinement en cette période de jeûne devrait être de 7H du matin à 19H avec interdiction de tous les lieux de regroupement afin de lutter contre la propagation de cette pandémie qui fait mal partout. En cette période de confinement forcé, les habitants des diverses cités ne semblent pas pour autant trouver leur compte, eux, qui se retrouvent orphelins de leurs traditionnelles soirées ramadhanesques qui créent une ambiance particulière. Une ambiance tant attendue par plusieurs citoyens. Sans prière des Tarawih à la mosquée, ni visites familiales ni soirées en ville ou dans les villages, les citoyens passent un Ramadhan le plus dur et le plus long jamais connu auparavant. Le coronavirus a contraint les jeûneurs à rester de longues heures chez eux et pour certains de raconter, autour de pâtisseries orientales faites à la maison, des histoires du temps passé. Des citoyens nous ont avoué que ce Ramadhan de mai 2020 est sans saveur. Ceux qui suivent les instructions sont confinés chez eux, les téméraires, faisant fi des lois de la République, se regroupent sous les bâtiments à Drean, Besbes, Bouhadjar ou El Kala, se livrant à des parties de dominos sans fin ou aux jeux de cartes et sirotant un thé ou un café amer. Personne n’aurait jamais pensé qu’un jour il arrivera une telle situation. Rester à la maison semble être la meilleure lutte contre le coronavirus mais jusqu’à quand ? Les personnes âgées ainsi que les jeunes ayant habitude de déambuler le long des rues en cette période de Ramadhan ont l’air déprimé par ce confinement forcé et regrettent les visites familiales. Les services de sécurité chargés d’appliquer les lois sont en ce mois très souples et ferment les yeux parfois. Bien qu’un grand nombre de citoyens donne raison aux autorités qui ont décidé ces mesures pour préserver leur santé et celles de leurs proches, il n’en demeure pas moins que d’autres à l’ouest du chef lieu de wilaya considèrent la décision de confinement comme une sanction. Il est vrai que la pandémie a bouleversé les programmes et renvoyé les habitudes ramadhanesques, festives et animées par des programmes culturels riches et variés. n