Le docteur en économie, le jeune Mellouk Ouez, a déposé officiellement sa candidature, en début de semaine, à la l’élection présidentielle du mois d’avril prochain. « Oui, j’ai déposé ma candidature. C’est une ambition que j’ai depuis mon jeune âge. Je me suis souvent mis dans la peau d’un président de la République », a-t-il dit juste après avoir retiré les formulaires de signatures. M. Mellouk est âgé de 46 ans, universitaire, bourré de diplômes et surtout respecté de son entourage. Il est originaire de Aïn Kerma, une bourgade enclavée dans la daïra de Bouhadjar, extrême sud-est du chef-lieu de wilaya El Tarf. Ce candidat à la présidentielle dit avoir un programme ambitieux qui pourrait faire sortir le pays de la crise qu’elle vit depuis des années. Notre interlocuteur tient à préciser que le pays a franchi un pas positif dans le développement dans plusieurs domaines. Il a indiqué qu’il dispose d’une équipe jeune qui s’est déjà lancée dans la collecte des signatures. « Nous y arriverons », tient-il à préciser. A El Tarf, et à travers une trentaine de wilayas, ajoute-t-il, « j’ai des milliers de sympathisants que je salue d’ailleurs pour m’avoir encouragé à aller de l’avant en tentant ma chance dans cette aventure présidentielle qui est certes difficile mais pas impossible. Je ne peux vous dévoiler à présent mon programme, je le ferai au moment opportun. C’est un programme qui sera soumis au peuple au cas où je serai retenu.»
Mellouk était un brillant élève qui a décroché son bac comptabilité au lycée technique d’El Kala avec mention. Un bac qui lui a permis de gravir les échelons jusqu’à l’obtention d’un doctorat « en gestion » qui lui a permis de décrocher un poste d’enseignant à l’université Chadli-Bendjedid, au département économie et gestion. Le prétendant à la prochaine joute électorale présidentielle est d’une grande simplicité, le sourire aux lèvres, très discret et parle peu. Notre futur candidat ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Si la chance lui sourit pour arriver au sérail d’El Mouradia, il mettra tout au « service de la nation ». Un pays, selon ses propres termes, qui « pourrait se mesurer à de grandes nations vu qu’il dispose de tous les atouts et surtout de jeunes aussi ambitieux que moi ».