Lors du dernier conseil de wilaya, le chef de l’Exécutif a indiqué que 4 000 familles, habitant des zones éparses, loin des divers regroupements ruraux, seront avant la fin du mois de juin de l’année en cours raccordées au réseau de l’énergie électrique.

Le raccordement, selon la même source, touchera 63 concentrations rurales situées en particulier sur la bande frontalière et les familles isolées qui ne bénéficient pas encore de l’électricité pour diverses raisons. Cette opération de grande envergure touchera l’ensemble des 24 communes. Le projet a été confié à la direction de la Sonelgaz qui aurait déjà entamé l’opération de l’adjudication pour la lancer dans les prochains jours. La même source a révélé que les autorités concernées ont procédé au lâcher de 150 millions de mètres cubes d’eau à la suite du remplissage de plusieurs barrages. Les barrages ont emmagasiné à Mexa 1 50 millions de mètres cubes, 68 à Mexa 2 millions de mètres cubes, dans la commune de Bougous, sur la bande frontalière, et 90 millions de mètres cubes au barrage de Bounamoussa, dans la commune de Cheffia, daïra de Bouteldja, au sud-est du chef-lieu de wilaya, qui alimente à la fois El Tarf et Annaba et qui est d’un soutien non négligeable pour les hauts-fourneaux de la SNS, dans la wilaya d’Annaba. Les eaux pluviales des derniers mois ont été d’un apport important pour les jeunes plants. Les agriculteurs de la région, surtout ceux qui ont opté pour les cultures herbacées, ont exprimé leur entière satisfaction. Au mois de février-mars, les régions situées sur les hauteurs de plus de 1 000 m ont été bien arrosées, et il a même neigé à Bouhadjar et Bougous. Plusieurs localités se sont couvertes d’un manteau blanc, sur le mont Mcid (1 200 m), à El Ghoura, Statir, Djenain et plusieurs autres localités sur la bande frontalière côté est. La température inspire encore des journées très froides dans la wilaya d’El Tarf, dont les hivers et les printemps sont rigoureux. En tout état de cause, ces précipitations sont accueillies avec satisfaction par les agriculteurs.
Par ailleurs, lors de la session APW, les membres ont passé au peigne fin les secteurs d’activités. Il a été constaté des retards dans plusieurs d’entre eux suite au laisser-aller des responsables ou au gel des opérations, comme dans le secteur éducatif. Intervenant en ce sens, M. Bouhara, président d’APW, dira qu’à la lumière des constats, « nous allons établir une feuille de route pour donner à chaque commune sa part de développement, surtout les localités situées sur la bande frontalière ». Du haut de son perchoir, le nouveau président d’APW, ex-président de la Chambre d’agriculture, a sommé les membres à travailler en concertation avec les directeurs exécutifs afin de pouvoir sortir cette wilaya de son marasme en dépit des efforts consentis. Des efforts qui demeurent loin de satisfaire la population qui aspire à atteindre le développement de ses semblables surtout celles ayant accédé au rang de wilaya en 1985. La session a abordé les réalisations mitigées et les membres ont écouté un rapport détaillé sur les actions entreprises en faveur du prochain mois de Ramadhan. Il a été question aussi de la situation de la rentrée scolaire 2018/2019. Prenant la parole, le wali a fait savoir que la wilaya a bénéficié d’une importante enveloppe de 600 milliards de centimes pour entamer des opérations de raccordement d’eau potable et de canalisation à Mexa Hnichet, une amélioration qualitative de la station de pompage de Mexa jusqu’à les Salines (Annaba) et plusieurs autres opérations. Le wali a surtout insisté sur la dégradation des écoles qui demandent des enveloppes afin de réhabiliter au moins 30 % d’entre elles qui sont à un stade décevant. « Le secteur éducatif verra l’année prochaine l’inauguration de trois lycées en voie de réalisation et dont les travaux sont à un taux appréciable et nous comptons relancer trois CEM ». Le même orateur a révélé que le contrat du bloc universitaire pris auparavant par une société indienne a été résilié. La wilaya compte le relancer avec les 20 milliards de dinars dont elle dispose. « Nous avons lancé 13 stades de proximité et communaux de Bougous, Oued Zitoune et Zérizer, en puisant dans les PCD. » La wilaya a remporté un pari dans les énergies en ayant un taux de pénétration du gaz naturel de 65%. Depuis le mois de novembre dernier, 21 communes sont raccordées, les 3 autres restantes le seront avant la fin de l’année en cours, selon les assurances du secteur. L’alimentation en énergie électrique a atteint un taux de 100% et ce dans les coins les plus reculés de la wilaya.
Le seul problème qui se pose est la gestion. Les habitants sont soumis à des coupures intempestives récurrentes plusieurs fois dans la journée parfois. Par ailleurs, selon la déclaration faite en présence des membres de l’APW, 5 000 familles auront des logements avant la fin de l’année. Sept cents logements sont prévus avant le mois de juin prochain. Le wali a révélé que la RHP (résorption de l’habitat précaire) n’aura plus droit de cité. Il a entre autres sommé les P/APC d’appliquer les lois républicaines et de procéder à la démolition de toutes les habitations illicites et les enclos, sources de nombreux accidents. Ceux qui ne se soumettent aux lois seront poursuivis en justice.
Le wali a par ailleurs instruit les services de l’urbanisme pour l’application des lois contre tous ceux qui tentent de dégrader l’environnement. Le premier responsable de la wilaya a indiqué le lancement de 7 opérations au profit de la formation professionnelle, la conservation forestière qui nécessite une enveloppe de 87,6 milliards de dinars.
La levée du gel sur 30 opérations de l’éducation, soit 500 milliards de centimes, et 50 milliards afin de résoudre des problèmes d’insuffisance financière pour 22 autres opérations. La somme globale consacrée en 2017 est de 806 milliards de centimes en clôturant 38 opérations. Lors de cette séance de deux jours, les membres ont traité les dossiers inscrits, notamment la rentrée scolaire, la préparation de la saison estivale, le mois de Ramadhan et débattu sur diverses questions.