Plus d’une semaine après le début du Ramadhan, les marchés au détail connaissent toujours des augmentations jamais connues par les Tarfinois. Les familles ne savent plus où donner de la tête face à des marchands de légumes qui veulent s’enrichir à tout prix sur le dos des citoyens. La carotte vendue fin avril à 50 dinars est à présent cédée à 80 dinars. Il en est de même pour l’oignon qui était à 100 dinars les trois bottes est écoulé à Aïn El Assel à 140 dinars soit une augmentation de 40 dinars. Pour la courgette, c’est à prendre ou à laisser, rétorque un marchand à ses clients, elle est à 120 dinars. Le prix de la pomme de terre peu demandée en ce mois demeure à la portée d’une bourse moyenne 45 dinars et peut être cédée à moins chez les revendeurs informels qu’on rencontre souvent aux abords de toutes des routes à 40 dinars. Les concombres et les navets sont proposés à 100 et 120 DA. A El Tarf, les marchés de proximité, dont aucun n’a ouvert ses portes, sont carrément rejetés par les marchands, implantés loin de la ville et dans des ruelles qui n’ont aucun caractère commerçant. Pour ce qui concerne les fruits même de saison, ils brûlent les poches et ne sont pas à la portée d’une bourse moyenne, 400 dinars les cerises, la pomme, de petite et moyenne tailles, varient entre 200 et 300 dinars. Pour ceux qui veulent déguster une culture de primeur comme le melon il est à 140 dinars, la pastèque est à 110 dinars, et sont jugés très chers. Le kilogramme de viande à 750 dinars le kilogramme n’est qu’une invention du ministre du Commerce, la viande rouge oscille entre les 1 200 dinars et 1 300 dinars. Si l’on ose une grillade en ce mois de Ramadhan, le kilogramme de bifteck est à 1 800 dinars. La viande blanche connaît elle aussi une envolée jamais égalée, elle passe de 230 dinars le kilogramme à 280 dinars. Pas possible de toucher les abats, aussi ils sont pris par la frénésie des prix imposés par les partisans du gain facile. Le moins qu’on puisse dire est que ces augmentations érodent davantage le pouvoir d’achat du pauvre citoyen berné à chaque fois par ceux qui s’occupent de la gestion de ses affaires.
Les citoyens qui entament la seconde semaine du mois de Ramadhan attendent toujours la régulation du marché avec des baisses de prix. Une régulation devenue une chimère pour les clients. Malgré la flambée des prix, nous avons constaté au niveau des marchés et des superettes une fièvre acheteuse. n