Les présidents d’APC des vingt-quatre communes, qui composent la wilaya d’El Tarf, ont été rattrapés par la justice. En effet, depuis pas moins d’une année, les services de sécurité et la justice ont sorti leurs batteries pour freiner les présidents d’APC et les élus qui, une fois installés, ne se sont pas inquiétés outre mesure des préoccupations de leurs administrés.

La majorité d’entre eux ont été dénoncés par des citoyens. Ils usent de plusieurs stratagèmes pour s’enrichir sur le dos des citoyens dont certains attendent un logement qu’ils n’ont jamais eu. Les quotas attribués à ces communes pour résorber l’habitat précaire sont à plus de 70%, pour ne pas dire plus, réservés à des personnes qui ne sont pas dans le besoin. La preuve est claire et connue de tout le monde que ces logements ont été aussitôt revendus. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les présidents d’APC suspendus par le premier responsable de la wilaya sont tous sans exception d’obédience FLN. Les dirigeants de ce parti sont vomis par tout le peuple qui a souvent réclamé leur renvoi au musée. Les quatre autres P/APC d’El Tarf, Dréan, Bouhadjar et El Chatt, tous militants du FLN, sont frappés actuellement de contrôle judiciaire pour des affaires peu orthodoxes à l’odeur puante de corruption, du trafic d’influence, de malversations, de passation de marchés publics… La suspension demeure néanmoins conservatoire mais « il n’y a pas de fumée sans feu ». En tout état de cause, leurs communes sont dans un état lamentable et les citoyens souffrent le calvaire à cause d’une gestion au pied levé. Enfin, signalons au passage que les P/APC suspendus sur décision du wali Harfouche Benarar ont des complices parmi les membres élus poursuivis par la justice à la lumière des dossiers volumineux présentés aux procureurs par les services de sécurité et sont sous la loupe des services de sécurité qui continuent à mener leurs enquêtes prudemment mais sûrement. Les P/APC suspendus ont été immédiatement remplacés par d’autres élus sur ordre du wali. Une telle décision a été prise afin de ne pas geler les affaires des citoyens de ces communes. Les P/APC d’Oum Teboul, dans la daïra d’El Kala, et de Aïn El Assel, daïra d’El Tarf, ont été suspendus en octobre dernier et selon une information sécuritaire d’anciens P/APC et élus sont concernés par ces différentes enquêtes judiciaires liées à des affaires de corruption et autres abus. n