Au niveau de plusieurs agglomérations de la wilaya d’El Tarf, la circulation est devenue presque impossible à cause des divers embouteillages enregistrés par les automobilistes qui empruntent l’axe routier d’El Kala vers la grande métropole Annaba. Ces derniers mettent plus d’une demi-heure, voire plus, pour pouvoir traverser les quelques mètres des artères de ces agglomérations chef-lieu de daïra ou communal. Tel est le cas d’Aïn El Assel, Bouteldja, El Kala, El Tarf, Sidi Kaci ou Ben Mhidi. Ces agglomérations ont les ruelles principales très étroites et l’état de l’infrastructure de base laissant à désirer en dépit de la consommation de plusieurs enveloppes financières. Par ailleurs, selon les usagers de la chaussée sus-indiquée, le détournement de la circulation par le truchement de contours à Aïn El Assel, sur une distance s’environ six kilomètres et au niveau du chef-lieu de daïra de Bouteldja, n’a pas donné les résultats escomptés. Il en est de même pour le chef-lieu de wilaya qui connaît aux heures de pointe le même problème. La consommation d’argent sur les contours a été, selon les avis des automobilistes, un vrai gâchis. Ce problème plusieurs fois évoqué est accentué par le stationnement anarchique dans les deux sens laissant ainsi peu de chaussée aux véhicules pour circuler aisément. Cette situation, devenue au fil des mois et des ans, un goulot d’étranglement. Bien que celle-ci soit plusieurs fois évoquée lors des différentes réunions, aucune solution n’a été apportée. Les chemins de déviation n’ont point résolu le calvaire bien au contraire plusieurs d’entre eux, étant donné les travaux bâclés sont à l’image de celui de Bouteldja qui, une fois les travaux achevés, l’un des ponts au niveau de cette zone inondable fut emporté. Par mesure de sécurité, les autorités locales étaient alors contraintes de le fermer à la circulation. Les travaux amorcés depuis plus d’une année traînent en longueur consommant encore plus d’argent. Situation due essentiellement à l’absence d’une étude fiable sur le terrain. Une étude qui a encore coûté aux contribuables des millions de dinars. Plusieurs formules ont été proposées pour juguler la circulation au niveau des points noirs mais ces propositions n’ont pas donné les résultats attendus à Aïn El Assel et Bouteldja. Les automobilistes se rendant à El Kala en passant par cette agglomération ne savent plus à quel saint se vouer.
Il en est de même pour Bouteldja qui connaît pendant les heures de pointe des bouchons qui durent plus d’une heure et plus. Une situation accentuée par l’état des chaussées formées à 90% de crevasse et de trous. L’absence de fluidité de circulation pénalise les usagers de la route et provoque des états d’énervement aux conséquences souvent fâcheuses. Enfin, une telle situation est dénoncée non seulement par les automobilistes mais aussi par des voyageurs qui souvent ratent la journée à cause des retards engendrés. M. B.