Les habitants de plusieurs localités de la wilaya ont été soumis à de rudes épreuves en ce jour de l’Aïd pas comme les autres. En effet, plusieurs pères de famille se plaignent de l’irrégularité d’approvisionnement en eau très utilisée pendant les grandes fêtes et n’ont pas caché leur colère aux quatre coins de la wilaya. Alors que certaines cités ont été bien arrosées d’autres pas. L’eau ne manque pourtant pas, les barrages sont à moitié pleins en cette période de canicule qui a commencé assez tôt. A Zitouna, six jours sont passés sans que l’ADE ne daigne pourvoir cette localité, distante de quinze kilomètres du chef lieu de wilaya El Tarf. A Oued Zitoune, à l’extrême sud-est, dans la daïra de Bouhadjar, les robinets sont restés à sec en ce jour de pardon, de prière et de compassion. Le même problème est signalé dans les localités de Drean, de Chihani, de Chbaita Mokhtar, Aïn Kerma et Hammam Beni Salah, dont l’approvisionnement en dépit des nombreuses plaintes. Les populations énervées par la durée du confinement n’ont pas supporté le manque d’eau. Pourtant, les responsables de ce secteur stratégique annoncent, à chaque fois que le problème est remis sur le tapis, que l’approvisionnement de cette source de vie sera résolu définitivement. Mais depuis, il semble que les habitants de cette wilaya de l’arrière pays attendront encore longtemps les quelques gouttes d’eau distribuées irrégulièrement en dépit d’une région ayant un sous-sol prolifique en ressource phréatique. A vrai dire, la wilaya est gâtée par dame nature puisqu’elle est bien arrosée chaque année jusqu’à atteindre les 1 100 mm d’eau. L’Etat a aussi misé gros dans ce secteur en injectant à chaque fois des sommes colossales ayant permis depuis les années 1960 de réaliser trois grands ouvrages hydrauliques. Le barrage de Cheffia, dans la daïra de Boutelja, à lui seul, a une capacité de stockage de plus de 160 millions de mètres cubes auquel il faut ajouter les deux barrages de Mexa1 et 2 dans la daïra d’El Tarf. Un quatrième est en voie de réalisation à Bouhaloufa depuis 2013, dans la daïra de Bouteldja. Par ailleurs, la wilaya a récemment renforcé des fellahs en leur octroyant 80 puits dont la majorité dont les eaux sont potables. Le problème du manque d’eau est récurrent et plusieurs cités situées sur le réseau des eaux du barrage reçoivent encore de l’eau saumâtre à l’image des communes de Drean. Une eau qui ne répond même pas aux normes de nettoyage, rinçage. A l’heure où nous rédigions ce papier plusieurs ménagères attendent impatiemment un approvisionnement en eau indispensable pour le nettoyage en cette période de confinement qui n’est pas près de finir. n