A El Tarf, les prix ont chuté comme d’une baguette magique depuis que les autorités ont décidé d’inonder le marché de fruits et légumes. Ainsi, sur les marchés, les citoyens sont satisfaits des prix affichés, des prix qui permettent aux pères de famille de bourses moyennes de se permettre quelques friandises. On a constaté qu’à Sidi Kaci, un marché improvisé au bord de la route, l’ail qui se vendait jusqu’à 1 500 dinars est proposé au client à 300 dinars, soit cinq fois moins que d’habitude. Ce sont des investisseurs du Sud et de plusieurs autres régions qui ont inondé le marché afin de faire face aux pénuries de ces trois derniers jours. Le nouveau directeur des services agricoles a souligné que pas moins de 400 tonnes de pomme de terre sont sur le marché à moins de 40 dinars le kilogramme. Les Tarfinois n’ont jamais vu une telle inondation de produits au marché depuis belle lurette et en plus à prix abordables. Ce sont, selon des indiscrétions, des décisions prises de concert entre la direction du commerce et la direction des services agricoles. Dans certaines localités, des marchands ambulants proposent la pomme de terre de bonne qualité entre 25 et 30 dinars. « Je suis ébahi par ces prix » nous déclare une ménagère. La pomme de terre locale et celle en provenance de la grande Kabylie demeurent inaccessibles au prix de 60 et 70 dinars. A El Tarf, après la hausse enregistrée depuis lundi dernier, les prix ont connu une baisse de plus de 300% sur les prix des légumes et fruits. Néanmoins, signalons que la tension demeure sur la semoule et le lait, deux produits qui font courir les citoyens. La contrebande est pour quelque chose sur ces prix car notre semoule est bradée en Tunisie. La DSA a procédé récemment un déstockage de près de 400 tonnes d’ail en provenance de Oued Souf pour réguler le marché local. Ce dernier depuis hier ne souffre d’aucune pénurie mis à part la semoule et le lait, denrées rares vendues entre 1 500 les 25 kg et 40 dinars le sachet quand le consommateur en trouve. Les contrôleurs et inspecteurs de la DCP sont à pied d’œuvre pour opérer des opérations à travers les 24 communes. Plusieurs commerçants ont été verbalisés et des produits saisis pour défaut de facturation ou d’hygiène. Enfin notons que les prix sur les autres fruits et légumes sont stables. Les marchands à Sidi Kaci Ben M’hidi, Sidi Mbarek à Aïn El Assel ou Bouhadjar cèdent l’oignon à 40 dinars, le chou-fleur à 80 dinars, la tomate entre 80 et 120 dinars, etc. Pour les fruits, la banane est à 220 dinars, les oranges entre 70 et 200 dinars, la pomme à 400 dinars. Notons enfin que les approvisionnements sont devenus, selon les marchands de légumes et fruits, difficiles compte tenu des mesures prises pour contrer la pandémie. Au niveau de la DCP, plusieurs mesures sont prises afin de réguler les prix pour le mois de Ramadhan. n