Comme nous l’avons signalé en début de semaine, la contestation ne cesse de s’amplifier à travers la wilaya d’El Tarf dans plusieurs secteurs d’activité. Mardi, ce sont les fonctionnaires de l’APC de Zitouna qui ont débrayé.

Leur revendication est purement sociale et ils ont interpellé les autorités locales et de wilaya pour résoudre ce problème qui dure depuis de nombreuses années. Aucun responsable n’a répondu à leurs doléances. Pire, les autorités ont fait comme d’habitude la sourde oreille ignorant les souffrances de ces fonctionnaires qui touchent une paie qui ne boucle pas les dix premiers jours du mois. A El Tarf, ce sont les enseignants chargés des classes d’alphabétisation qui demandent la régularisation de leur situation après plusieurs années de loyaux services rendus à l’office et en fermant l’œil sur les nombreuses embuches qu’ils ont vécues pour accomplir leur noble mission. Ils étaient plus de 150 enseignants à réclamer leur régularisation sachant que la majorité d’entre eux sont détenteurs de diplômes universitaires et emmagasinent plusieurs années d’expérience. Selon un de leur représentant, les protestataires, pour la majorité des femmes, exploités pendant de nombreuses années, réclament leur régularisation comme ceux des contrats de pré-emploi et la valorisation de leur expérience professionnelle dans les concours ainsi que les autres avantages en contrepartie des services rendus. Les protestataires ont été reçus par le chef de cabinet qui a promis de soumettre leurs nombreuses préoccupations au wali d’El Tarf, seul responsable capable de prendre des décisions dans ce sens. Par ailleurs, au niveau de la direction de l’emploi des jeunes, plusieurs étudiants, qui ont bénéficié de contrats d’insertion, ont été rayés de la liste sous l’argument du double emploi. Aussi paradoxal, certains d’entre eux, qui ont fait des formations, ont été après révision arbitrairement licenciés après avoir obtenu un contrat de pré emploi. Le nouveau directeur a promis de régler le problème de ceux qui ont été licenciés arbitrairement. Plus d’une année et aucune décision n’a été prise à leur sujet sous prétexte que la direction du travail a suspendu le pré emploi ou insertion. n