Les habitants de la commune de Bougous, daïra d’El Tarf, se plaignent constamment de l’état des voies de communication aussi bien vers le chef-lieu de wilaya que pour se rendre vers la campagne.

Les habitants de cette contrée à cent pour cent rurale ne cessent de réclamer une amélioration de l’infrastructure de base de plus en plus dégradée. Ils interpellent le premier responsable de la wilaya afin de prendre en charge ce problème qui a trop duré, selon des habitants que nous avons croisés à Rihane, à quelques encablures de la frontière tunisienne. « Nous avons saisi plusieurs fois les autorités locales et de wilaya, en vain. Notre situation depuis de longues années n’a pas changé d’un iota, bien au contraire, la situation empire par manque d’entretien. » Par ailleurs, les habitants dénoncent une fois de plus l’amoncellement des détritus, les fuites d’eau, les avaloirs bouchés, le manque d’espaces de verdure pour permettre aux enfants de jouer pendant les journées de repos. La cité vit de nos jours dans une anarchie qui ne dit pas son nom. Ainsi donc, l’aménagement, l’éclairage public et le revêtement de la voirie restent les préoccupations majeures de la cité nichée en haut de la montagne. D’autre part, les habitants ont sollicité l’intervention des agents chargés de l’hygiène afin de les débarrasser des tas d’ordures qui sont devenus depuis une longue période un décor particulier à travers les quartiers de la cité, qui se débat, en réalité, dans de nombreux problèmes tels que le ramassage scolaire, la commune étant constituée de zones éparses, la restauration, le chômage, l’habitat et de plusieurs autres infrastructures. La commune de Bougous, de moins de vingt mille habitants, n’a pas progressé depuis belle lurette. Elle n’a bénéficié que de deux grandes réalisations, un nouveau CEM pour soulager celui de Nemouchi-Amara et un lycée de 600 places dont 300 en demi-pension. Un acquis sans précédent. Le problème qui revient comme un leitmotiv est celui du manque de tracés de routes, de pistes pour désenclaver la cité située à vingt kilomètres du chef-lieu de wilaya. Elle dispose du mont le plus élevé, faisant la joie des amateurs de la nature qui organisent de temps en temps des excursions afin de découvrir le mont El Ghoura. La commune est bien arrosée en hiver et très chaude en été. La pratique agricole et l’arboriculture se heurte souvent au manque de moyens. Les élus issus des dernières joutes électorales de novembre 2017 ont mis tous leurs efforts pour concrétiser les plans de développement communaux en attendant leur quote-part de projets d’amélioration des zones frontalières alloués par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. Ce programme, selon plusieurs présidents d’APC des zones frontalières, n’a pas été encore octroyé.