Une nouvelle flambée des prix des fruits et légumes a été enregistrée avant-hier au niveau des marchés couverts et hebdomadaires. Une flambée qui a commencé quelques jours seulement avant le mois de Ramadhan. Une augmentation qui a touché plus particulièrement les légumes et les fruits, les viandes rouge et blanche.

Ainsi, la tomate utilisée tous les jours par les ménagères passe de 50 DA à la veille du mois carême à 150 DA le kilogramme, le melon de Biskra passe de 60 DA à 120 DA le kilogramme. La viande passe de 1 100 DA à 1 500 DA le kilogramme. Des prix qui ne sont guère à la portée du cadre moyen. Le ministre a pourtant assuré qu’aucune augmentation ne sera pratiquée. Contrairement aux précédentes années, la pomme de terre a conservé son prix ainsi que l’oignon, 30 et 20 dinars. Ce mois de Ramadhan s’annonce dur pour les consommateurs, puisque même le lait en sachet et le petit-lait ont disparu des étals des crémiers du coin à travers toutes les localités de la wilaya faisant revenir les chaînes d’attente des années 80. Les marchands s’adonnent chaque jour à des augmentations faisant fi des menaces ou des déclarations du ministre. Ce qui fait dire à un citoyen, père de trois enfants : « Ces commerçants sucent le sang des consommateurs parce qu’ils ne craignent guère les services de contrôle devenus leurs alliés. » Par ailleurs, les gendarmes et les policiers traquent les revendeurs informels mais ferment l’œil sur les marchands et les épiciers indélicats. A El Tarf, ces derniers, constitués en groupe, ont demandé au wali d’annuler la foire décidée par le P/APC d’El Tarf. Le wali ne les a pas écoutés et a maintenu la foire en dépit de leurs contestations. Un autre citoyen rencontré jeudi au marché nous dira : « Ce n’est pas un mois de piété à El Tarf, le Ramadhan est un mois d’augmentation sur tous les produits de consommation. La banane a été vendue jeudi à 600 DZ, alors que mardi dernier elle était à 320 DA. Ce fruit exotique a subi une hausse de 100% à la veille du mois de carême. Les contrôleurs et inspecteurs de la DCP nous diront que le marché répond à l’offre et la demande, nous n’avons aucune autorité sur eux excepté le défaut d’étiquetage, les produits périmés qui nuisent à la santé du citoyen. L’on constate chaque jour une augmentation sur les produits comme il en est des hausses en catimini chez tous les épiciers du coin. En dépit de ces augmentations, les consommateurs raflent tout sur leur passage et la fièvre acheteuse a de beaux jours devant elle.
La consommation augmente en flèche. Mais l’époque des paniers débordant de fruits et de légumes semble désormais révolue. Le consommateur arrive à peine à acheter quelques légumes incontournables pour la préparation d’un repas. A El Tarf, l’association de la défense du consommateur n’est pas écoutée, les marchés de proximité désertés par les consommateurs parce qu’ils sont situés loin des ruelles commerçantes. Loin du centre-ville, donc, impossible de les atteindre si l’on n’est pas véhiculé. Les habitants sont donc amenés à serrer encore plus la ceinture surtout pour les pères de famille au revenu limité.