Dans la ville balnéaire d’El Kala, une catastrophe a été évitée grâce à la baraka de Dieu. En effet, les bordures des trottoirs, réalisés récemment, ont volé en éclats au niveau des rues Boulifa, de l’Usine et de la Grande plage.

La situation est peu reluisante dans les autres quartiers et cités, envahis par le déferlement des eaux de pluie à la suite des averses répétées. Les habitants de plusieurs cités, rencontrés dimanche dernier, sont angoissés à cause des nombreux affaissements qui se sont produits sur les terrains sablonneux touchant en plusieurs endroits des bâtisses nouvellement concrétisées afin de former la nouvelle cité «Méridima», dont la majorité est issue des habitations précaires qui contournent la ville balnéaire d’El Kala dans la wilaya d’El Tarf. Il est à rappeler que le déluge a failli engendrer une catastrophe au niveau de cette cité et au centre-ville.
Les ingénieurs ainsi que les habitants pointent un doigt accusateur vers les «apprentis entrepreneurs» et surtout les responsables des bureaux d’études qui «se sont joués de la vie de pauvres citoyens» en fournissant des plans de bâtiments sans études du sol au préalable. Comment donc expliquer que cette cité, abritant des centaines de familles, soit construite sur des terrains à plus de 80% sablonneux ? Ces terrains sont perméables aux éboulements, affaissement et érosion.
La vie des habitants a été mise en danger par ces apprentis architectes et ingénieurs de la dernière génération qui ont usé de la pratique bien connue «copier-coller» juste pour puiser du Trésor public des centaines de millions de dinars pour un travail de quelques minutes fait par n’importe qui. De nombreuses voix se sont ainsi élevées pour dénoncer l’arnaque, le manque de sérieux de ces bureaux d’études dans la wilaya. Ces derniers au lieu d’accomplir leurs tâches courent pour fructifier leurs comptes en banque sur le dos des citoyens en mettant leur vie en danger. Cette pratique n’a pas été seulement adoptée à la cité de Méridima mais ailleurs aussi. Il suffit de jeter un coup d’œil, sans être spécialiste ou ingénieur, pour constater de visu les malformations et le manque d’esthétique. Mais que peut-on attendre des travaux effectués par un entrepreneur sans formation ? Les autorités locales sont interpellées par les habitants de la ville balnéaire d’El Kala pour ouvrir une enquête sérieuse qui déterminera les nombreuses failles et les responsabilités. Pour cela, les auteurs ainsi que leurs complices doivent être jugés et rendre l’argent pris au Trésor public qu’ils ont empoché pour les travaux ayant mis en danger des citoyens.