Après les réclamations des habitants auprès des autorités locales et de wilaya, ces dernières ont fini par concéder que leurs communes sont en manque de foncier, il faut encore attendre pour déclasser des terres afin de pouvoir leur attribuer l’aide promise.

A El Tarf, cette wilaya qui a vu le jour en 1984, ses vingt-quatre communes sont dans des situations qui frisent parfois le ridicule dans des domaines divers. Les populations ont compté sur elles-mêmes pour ériger un toit afin de prémunir leurs enfants des aléas de la vie, du froid glacial de l’hiver rigoureux et du soleil torride. D’autres pères de famille ont attendu une hypothétique attribution de logement dans le cadre des trois volets de l’habitat. Finalement, après de longues années d’attente et de conditions insoutenables, ils n’ont rien eu. Après leurs diverses réclamations auprès des autorités locales et de wilaya, ces dernières ont fini par leur annoncer la vérité, leurs communes sont en panne de foncier, il faut encore attendre pour déclasser des terres afin de pouvoir leur attribuer l’aide promise. La majorité des demandeurs de logements sont des victimes d’élus injustes qui ne donnent de logements qu’à ceux qui sont prêts à verser des pots-de-vin. Le nombre de pères de famille qui ont été lésés par ces gestionnaires qui ne reculent devant rien sont légion dans ces communes pour la plupart rurales. Il y a aussi ceux qui ont perdu leurs maisonnettes au chef-lieu sous l’argumentaire de la construction d’une nouvelle ville moderne. Si certains ont été indemnisés, il n’en demeure pas moins que d’autres attendent toujours. Même cas pour les propriétaires touchés par l’autoroute. Là aussi certains ont accepté l’évaluation d’autres, l’ont carrément rejetée. Plusieurs élus se sont enrichis sur le dos de paisibles citoyens qui attendent que justice soit faite. A travers la wilaya d’El Tarf, la population affable avait assisté à un phénomène mené par une « cosa nostra », des personnes influentes se disant intouchables et ne reculant devant presque rien. Des lopins de terrain censés servir à réaliser de nouvelles constructions à la soi-disant nouvelle ville ont été cédés à des particuliers pour ériger à leur tour de somptueuses villas. Ces dernières une fois concrétisées à coup de millions se sont transformées en locaux commerciaux. Quant aux véritables propriétaires, le meilleur d’entre eux a bénéficié d’un logement dans une des cités dortoirs réalisées lors du développement local. Dans le même ordre d’idées, plusieurs citoyens dans plusieurs communes tarfinoises, victimes de ces agissements, nous apprennent qu’ils ont été ballottés d’une administration à une autre pour obtenir enfin réparation. La vente des parcelles de terres communales et la réalisation de projets de développement local sur de grandes surfaces, alors qu’ils nécessitent de petites superficies, ont ligoté plusieurs présidents d’APC qui ne peuvent bénéficier d’habitat rural par manque d’assiettes foncières indispensables aux attributaires pour constrire leurs logements. Plus de neuf mille pères de famille au moins attendent toujours une aide dans le cadre de la résorption de l’habitat rural. n