Les marins-pêcheurs de la daïra d’El Kala ont observé, en fin de semaine dernière, un sit-in au niveau du port pour s’opposer à l’investisseur qui veut s’installer pour assurer l’exploitation des produits aquatiques en employant des méthodes de pêche peu orthodoxes, ont-ils dénoncé.

Ils étaient près d’un millier à répondre à l’appel du président de leur association qui, selon les termes employés, veulent défendre cette ressource souvent saccagée par des pseudos investisseurs. Cet investisseur chassé de Chétaibi, dans la wilaya d’Annaba, veut s’installer à El Kala coupant les vivres à 5 000 professionnels de la mer pour n’employer qu’une vingtaine. Les marins pêcheurs de cette wilaya ont indiqué que cet investisseur ne dispose d’aucun agrément pour entamer l’exploitation sur les eaux territoriales de cette wilaya qui vont de la commune de Chatt au nord-ouest jusqu’à Souarerh dans la daïra d’El Kala. Lors de ce débrayage qui a duré toute la matinée, les pêcheurs ont sollicité en premier lieu les autorités locales de se prononcer sur ce problème qui dure depuis des années et aux autorités en haut lieu d’ordonner à ce promoteur de la pêche de déployer ailleurs son matériel. Ils ajoutent que depuis son arrivée, il n’a cessé de provoquer les marins-pêcheurs allant jusqu’à déposer plaintes contre eux. Pour Abdelmoumène Chafi, vice-président de la Chambre de pêche, les marins toutes corporations confondues rejettent en bloc l’exploitation de la poissonnerie à Boufkarine, une des meilleures plages de la commune de Souarekh, dénommée aussi Oum Teboul. Ce dernier a ajouté que depuis le mois d’octobre dernier, les professionnels de la pêche dans cette wilaya observent des sit-in de protestation sans que cela émeuve les responsables. Ils lancent un appel pressant pour que cet investisseur quitte les eaux de la wilaya. Un autre pêcheur en colère demande au wali d’El Tarf de prendre une décision afin de mettre un terme aux dépassements. Aussi, il sollicite le premier responsable de fixer une paie d’au moins deux millions de centimes pour survivre car le secteur rencontre une série de problèmes et des complicités à tous les niveaux pour le saborder. Notons qu’à El Kala, les pêcheurs indiquent qu’ils ne travaillent que trois ou quatre mois dans l’année à cause des exploitations illicites des ressources aquatiques (poissons). Enfin, les marins ont lancé aussi un message au Président de la République pour intervenir. « L’Etat accepte-t-il, selon les termes des marins, l’agrément à un investisseur dans ce créneau qui n’emploie que vingt personnes pour mettre en chômage cinq mille pères de famille qui ne vivent que de ce que rapporte la mer », lance un professionnel de la mer qui emmagasine des années d’expérience dans ce métier. Enfin signalons au passage que la production aquatique à travers la wilaya d’El Tarf a connu, durant ces dernières années, une baisse inquiétante à cause justement des décisions qui vont à l’encontre du pêcheur. Les marins pêcheurs, protecteurs de la ressource aquatique, ont indiqué que plusieurs dépassements à la réglementation sont enregistrés et ont sollicité le ministère de désigner une enquête pour mettre au clair cette affaire qui a mis en colère les professionnels de ce créneau. n

Zitouna : une quinzaine de cambriolages enregistrés
Depuis le début de l’année, la seule petite localité de Zitouna située à une quinzaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya El Tarf, pas moins d’une quinzaine de cambriolages ont été enregistrés. Une recrudescence jamais égalée dans ce petit coin où il faisait autrefois bon vivre. De tous ces cambriolages de domiciles, le propriétaire se trouvait à l’intérieur et certains ont été opérés en plein jour. Des quinze cambriolages quatre ou cinq seulement ont été signalés aux services de sécurité. Ces derniers sont mis à rude épreuve et plusieurs personnes suspectées ont été interpellées ou arrêtées. Ce phénomène a créé au sein de la population une psychose. Les malfaiteurs, selon les dires de citoyens, agissent parfois à visage découvert. Plusieurs enquêtes sont actuellement menées par la brigade de Gendarmerie appuyée par les éléments du groupement afin de démanteler cette bande de malfaiteurs qui ont délesté leurs victimes de leurs biens (argent, bijoux, télévision). Les derniers cambriolages ont touché un café à Bougouissa, situé à proximité d’une école et de la polyclinique, un citoyen a été délesté de millions de dinars pendant qu’il était en visite chez un parent. Ces malfaiteurs qui courent encore constituent toujours une menace pour cette petite agglomération de moins de quinze mille habitants. Ces derniers refusent de signaler les cambriolages car ils ont peur des représailles des malfaiteurs.
M. B.