«Trop, c’est trop», nous ont indiqué lundi les habitants de plusieurs quartiers de la commune de Zitouna, à quinze kilomètres du chef-lieu de la wilaya d’El Tarf, sur la RN 82 reliant El Tarf à Souk Ahras. Selon les contestataires que nous avons rencontrés aux abords du siège de l’APC, ils ont passé la journée de l’Aïd sans eau. «Pas une seule goutte dans nos robinets», ont repris en chœur des pères de famille en colère. En effet, le manque d’eau au niveau de cette commune de près de dix mille âmes est une vieille histoire. Le problème a été maintes fois soulevé, mais aucune solution n’a été apportée pour remédier à cette situation qui a trop duré. Les citoyens ont évoqué aussi le cas du courant électrique, qui ne tient qu’à un fil dans tous les quartiers de cette agglomération. A la vieille et durant toute la journée de l’Aïd, le courant électrique a été coupé à plusieurs reprises. Ce désagrément a plongé les habitants dans l’obscurité et certains craignent que la viande du mouton se gâte à cause de la montée du mercure qui a atteint plus de 48° à l’ombre dans l’après-midi. Ces problèmes à Zitouna sont devenus depuis plusieurs années endémiques et les populations ne savent plus où donner de la tête pour mettre un terme à ce calvaire. Au niveau du quartier de Bouguissa, situé à l’entrée de la ville en allant d’El Tarf, vers la commune da Aïn El Kerma, à proximité de la mosquée communale, les odeurs nauséabondes émanant des égouts par manque d’eau importunent les riverains. Les citoyens de cette contrée interpellent le wali, M. Ben Arrar, pour intervenir afin de sommer les responsables de l’ADE à s’assumer pour éviter la déclaration de maladies hydriques aux conséquences souvent catastrophiques. Aussi paradoxal, le barrage de Mexa de 45 millions de mètres cubes se trouve à moins de 25 km et les canalisations passent par les quartiers de cette localité. Enfin, notons au passage que le problème que nous avions plusieurs fois évoqué concerne plusieurs autres localités de la wilaya.
«L’eau ne manque pas à travers la wilaya d’El Tarf, puisqu’elle est pourvue de trois barrages opérationnels, Dame Nature l’a gâtée. C’est un problème de mauvaise gestion», nous lance un cadre de la wilaya. n