Les jeunes universitaires sortant de grandes écoles et de centres de formation, employés dans le cadre de l’insertion à l’emploi, sont montés mardi au créneau. Les protestataires ont observé un sit-in devant la Direction de l’emploi de jeunes, réclamant à tue-tête leur insertion comme promis par le ministère du Travail au mois de décembre dernier bien avant le déroulement de l’élection présidentielle du 12 du même mois.

Les titulaires de ces contrats de travail temporaires dénoncent la lenteur du traitement de leurs dossiers et réclament selon les promesses faites leur intégration. Ainsi donc, ces nombreux titulaires de contrats de pré-emploi sollicitent les autorités compétentes au niveau de la wilaya d’intervenir et de mettre un terme aux vaines promesses de la Direction du travail qui refusent d’assumer sa responsabilité. Par ailleurs, parmi les contestataires, plusieurs jeunes ont été rayés de l’emploi « abusivement » par les responsables de cette direction qui, au lieu de venir en aide aux jeunes universitaires, leur mettent des bâtons dans les roues en résiliant leur contrat pour double emploi. Certains de ces jeunes sont injustement victimes des décisions arbitraires de l’ex-directrice, alors que le nouveau directeur leur a promis d’étudier leur cas. « Une étude qui dure depuis plus d’une année », nous révèlent des jeunes qui sont sans aucun emploi depuis la résiliation de leurs contrats. Ces derniers n’ayant pas décroché un contrat d’insertion ont opté pour un autre diplôme au niveau des centres de formation ou d’écoles privées dans l’espoir de décrocher un emploi. Une fois ayant eu un poste de réemploi, la directrice lors de la révision a résilié leur contrat sans tenir compte que le diplôme auquel ils ont opté a été fait avant de décrocher le poste de réemploi. Cette catégorie de jeunes se considère comme victimes de personnes irresponsables. La Direction du travail de la wilaya a régularisé certains, en ignorant d’autres qui attendent toujours. Les protestataires se demandent aussi quel est le sort des jeunes dont les contrats ont été résiliés sans avoir bénéficié des trois années prévues par la réglementation et qui sont à présent sans emploi. En tout état de cause, l’opération promise de régularisation tarde à venir. Parmi les contestataires, on enregistre aussi les jeunes qui encadrent les analphabètes en leur donnant des cours pour améliorer leur niveau. Notons que seul le président d’APC du chef lieu a reçu les contestataires, enseignant contractuels des classes dédiées à l’alphabétisme. Ce dernier a promis de soumettre leurs problèmes à qui de droit. Les responsables locaux contactés par les jeunes contestataires avancent que la solution de régularisation se trouve au niveau du ministère.