Les habitants de la commune de Zitouna, dans la daira de Tarf, réclament leur part de logements sociaux. En effet, depuis plus de trente ans, aucun logement n’a été réalisé dans ce cadre.

Ces logements sont réclamés par les pères de famille exclus du RHP et qui n’ont pas les moyens financiers de monter leur propre logement. Les prix moyens de réalisation ne sont pas à la portée des citoyens et fonctionnaires qui touchent un salaire dérisoire. Les citoyens nous ont déclaré que les autorités de la wilaya ont axé depuis plus d’une année leurs efforts à la plaine ouest et marginalisé l’extrême sud-est de la wilaya notamment les daïras de Bouhadjar et d’El Tarf. Les programmes de logements sont concentrés dans les daïras de Drean, Ben Mhidi et à un degré moindre Besbes. Les communes de Bougous, Bouhadjar, Oued Zitoun, Aïn Kerma n’ont reçu que des miettes. Ce qui est considéré par les habitants de ces contrées comme une marginalisation ou une politique qui ne dévoile pas son nom. Le ministre de l’Intérieur a pourtant orienté le wali pour déployer des efforts afin d’améliorer les conditions de vie des zones frontalières. Ils ajoutent que les 630 milliards de centimes consacrés sont suffisants. Dans ces contrées marginalisées Meradia, Seliana, Aneb, Aïn Kerma Ben Sidane Naouazi et autres, les citoyens s’approvisionnent à des sources non entretenues, des routes impraticables, pas de gaz, pas d’électricité, le ramassage scolaire est défaillant au niveau de ces zones, etc. Les habitants de ces contrées lancent un SOS afin que les autorités s’occupent de leur quotidien des plus dramatiques. n