Selon des sources crédibles, la majorité des P/APC de cette wilaya font l’objet d’enquêtes ; ces derniers seraient impliqués dans plusieurs affaires de mauvaise gestion, de corruption, d’abus de fonction, de passation de marchés non conformes à la réglementation en vigueur.

Le P/APC de Drean désavoué par ses paires a été entendu récemment par le tribunal de la circonscription judiciaire de la ville balnéaire El Kala. Ce dernier est accusé dans une affaire de corruption. Les enquêtes menées par les services de police judiciaire de gendarmerie et de police ont permis de confirmer l’implication de l’édile. En tout état de cause, cette enquête serait achevée en fin de semaine et une décision sera prise à l’encontre du P/APC qui dit à qui veut l’entendre victime d’une cabale, de luttes intestines entre les partis élus lors de la dernière joute. Par ailleurs, le P/APC de Bouhadjar, sud-est du chef-lieu de la wilaya, serait également dans le collimateur. Il est accusé de surfacture d’une clôture ayant coûté au Trésor public la bagatelle somme de 100 000 centimes alors que le grillage mis en place ne dépasserait pas les 3 à 4 millions de centimes. C’est aux enquêteurs chargés de cette affaire d’infirmer ou confirmer les rumeurs. Les P/APC sous la loupe des enquêteurs diligentés par les services de sécurité se disent victimes de l’influence de l’ex-wali. Rien n’a encore filtré de ces enquêtes qui impliquaient des P/APC ayant exécuté des ordres de ce haut responsable. Une chose est sûre, les deux P/APC de Aïn El Assel et d’Oum Teboul ont été placés sous contrôle judiciaire en attendant des compléments d’enquêtes. Ces édiles ont été suspendus par le wali conformément à la réglementation qui régit les Assemblées populaires communales (APC). Plusieurs autres responsables sont accusés dans divers affaires, notamment huit de la commune d’Oum Teboul et trois de la commune de Aïn El Assel. D’autres auraient signé une pétition dans laquelle ils menacent d’une démission collective car les communes sont devenues ingérables au vu des problèmes qui les caractérisent.
Démission collective en vue des élus d’Oum Teboul
Bien que l’ex-président d’APC Rejili Hasnaoui soit placé sous contrôle judiciaire depuis octobre dernier, la situation de la commune frontalière n’a pas changé d’un iota. Selon les citoyens rencontrés au marché hebdomadaire du jeudi, les affaires de cette commune sont bloquées car le comité qui la dirige est ligoté. Le harcèlement que subissent les élus les pousse à une démission collective, étant donné que la situation est ingérable et que la mise sous contrôle judiciaire de l’ex-P/APC n’a rien apporté de concret, bien au contraire, plusieurs problèmes ne trouvent pas encore de solution. De leur côté, les citoyens d’Oum Teboul, de plus de 15 000 habitants, sont dans le besoin pressant d’avoir un toit, un emploi… Et la seule unité qui existe, celle de production d’électroménagers algéro-tunisienne Beko, n’emploie qu’une centaine d’ouvriers qui n’ont pas été payés, et d’autres ont été simplement licenciés. On apprend en outre que l’unité Beko a des démêlés avec la justice dont certaines pour corruption et autres. Une affaire a été jugée en 2010 où un ressortissant tunisien était mis en cause. Ce dernier aurait bénéficié de facilités pour l’acquisition d’hangars pendant près d’une dizaine d’années au niveau de l’ex-unité Edimco, dans la commune d’El Kala, sans payer un dinar, grâce à la complicité de responsables à El Tarf.
A l’éclatement du scandale, l’unité Beko a été alors transférée à Oum Teboul, occupant l’unité Suporex, dissoute dans le cadre des privations anarchiques, mettant au chômage plusieurs employés dont certains ont été repris par Beko, société gérée par un Tunisien. Les élus de cette commune auraient déposé une lettre de démission collective auprès du chef de daïra dénonçant les blocages qu’ils subissent. Selon des indiscrétions, la discorde n’est pas seulement à cause de l’ex-président d’APC d’obédience FLN mais une lutte intestine entre les membres élus FLN et RND. L’information se confirme du fait qu’après le départ de Rejili Hasnaoui sous contrôle judiciaire, les choses ne se sont pas améliorées et le blocage persiste encore. n