A l’instar des autres régions du pays, les Hirakistes de la wilaya d’El Tarf étaient vendredi et hier très nombreux en comparaison des derniers vendredis. Ils se sont retrouvés comme prévu au niveau de la place de l’Indépendance pour célébrer le premier anniversaire du mouvement, déclenché depuis le 22 février 2019. Les Hirakistes ont renouvelé à travers une marche grandiose leurs revendications. « Une justice sociale, une Algérie démocratique, un régime civil et non militaire ». Lors de ce regroupement qui s’est déroulé dans une ambiance de grande fête, les manifestants ont appelé le reste d’El Issaba à quitter la scène politique et céder la place aux jeunes capables de mener le pays à bon port. Les Hirakistes ont appelé à faire participer aux destinées du pays toutes les composantes saines du pays celles qui n’ont jamais été impliquées dans la dilapidation des richesses du pays. Les nombreux Hirakistes présents sur la place de l’Indépendance, nouvellement réalisée avec de nombreuses anomalies, ont dénoncé les partis qui étaient au pouvoir et qui ont mis à genoux tout le pays appauvrissant les citoyens pendant qu’eux et leurs familles jouissaient des richesses naturelles souvent bradées aux grandes puissances. Les services de sécurité ont été renforcés en ce jour du 22 février, premier an d’un mouvement révolutionnaire appelé
« Hirak ». Un mouvement révolutionnaire qui a consolidé plus l’unité nationale. Ces services de sécurité qui scrutaient de loin les mouvements des Hirakistes ont été salués plusieurs fois le long du parcours. Le docteur Zouini qui participe depuis le premier vendredi nous a déclaré : « Je suis content, le mouvement a toujours emballé les grands et les petits car il est issu par et pour le peuple. Le Hirak a délié les langues, il a réalisé plusieurs acquis au point où il a poussé ceux qui le rejetaient au départ à dire “le Hirak est moubarek”. Les citoyens éveillés sont aujourd’hui tous présents pour célébrer cet anniversaire. » « Nous sommes fiers que le Hirak boucle douze mois ». Une dame dira en substance : « El Hirak labès et il ira jusqu’au bout quelle que soit l’issue. » M. Djaballah ajoute : « Le Hirak est une école du nationalisme, nous ne demandons rien d’autre qu’une justice indépendante pas celle du téléphone, une indépendance, une vraie indépendance pas celle confisquée par les calculateurs, les putschistes sur la volonté populaire. Pas de marche arrière, nous continuerons jusqu’à notre dernier souffle », dira-t-il. M. Daoud, une figure du Hirak à El Tarf, a souligné : « Le Hirak a réalisé des résultats appréciables, nous continuons à manifester pour pousser les décideurs à répondre aux aspirations du peuple. Notre militantisme continue. Nous aspirons à un changement des lois et la dissolution APN et collectivités locales en faisant pression sur le régime en place pour un changement du système politique pas des personnes, c’est le vœu de tout Algérien. » Pour Mme Plajit, le Hirak a une seule gare, libération du pays de tous les jougs. Instaurer une égalité entre le peuple, égalité devant la justice ». Tahar Amrani : « Pour moi, je considère le Hirak comme étant un régulateur, un observateur, un poumon par lequel les populations opprimées respirent l’oxygène et en mesure de sortir le pays de la crise. »
Les Hirakistes ont repris en chœur tous les slogans du Hirak exigeants la libération de tous les détenus d’opinion, de poursuivre la lutte contre la corruption et ont quitté la place dans le calme sans heurts notables. Lors du débat, les Hirakistes ont promis de revenir à la charge vendredi prochain jusqu’au départ de tous les symboles du régime. Enfin, les Hirakistes n’ont pas ménagé les partis du FLN et du RND principaux auteurs du malheur du pays selon les manifestants.