L’inauguration du tronçon routier Drean-Kebouda de 87 kilomètres, dans la commune du Lac des oiseaux, n’a pas encore été effectuée, suite aux travaux qui traînent en longueur depuis maintenant une année à cause de nombreux problèmes.

L’ex-ministre des Travaux publics, actuellement en prison, avait annoncé qu’une première partie sera livrée à la circulation dans la première quinzaine du mois de février 2019. Cependant, les événements ayant marqué le pays à cette époque ont repoussé l’inauguration. Depuis, aucune information n’a filtré sur ce projet qui a consommé une fortune, mais qui ne voit pas le bout du tunnel. Notons au passage que ce projet fait partie des travaux de réalisation de ce segment de l’Autoroute Est-Ouest qui à sa concrétisation atteindra la commune de Ramel Souk en passant par le douar de Khanguet Oun, limitrophe à la frontière tunisienne. La réalisation de ce tronçon permettra incontestablement le désenclavement de plusieurs villes, villages et douars de la partie est de cette wilaya située aux portes de la Tunisie. Il désenclavera plusieurs contrées, mais aura d’autres impacts, celui de faciliter les échanges économiques, la sécurité des usagers qui se rendent en grand nombre en Tunisie pendant la saison estivale ou se faire soigner au niveau des plusieurs établissements sanitaires tunisiens plus particulièrement les cliniques offrant des services appréciés des Algériens. Pour le présent, le projet en question offre aux Algériens dans les différentes spécialités plus de mille emplois, main-d’œuvre locale et étrangère, et mobilise entre autres 49 ateliers pour les travaux de terrassement. Les autorités locales tablent sur une inauguration vers le second semestre de l’année en cours, mais au rythme actuel des travaux, il ne sera livré que vers le mois de novembre prochain. Depuis sa nomination à la tête de la wilaya d’El Tarf, le premier responsable a effectué deux visites d’inspection, où il avait instruit les maîtres d’ouvrage de renforcer les chantiers et de redynamiser les travaux sans quoi le projet mettra une éternité pour se concrétiser. Notons au passage que le va-et-vient d’un millier de camions gros tonnage a rendu impraticables en plusieurs endroits les chaussées réalisées à coup de millions de dinars.
Attribué au départ, en 2011, au consortium japonais Cojaal, ce dernier a abandonné les travaux en déployant son matériel sur le tronçon Constantine-Aïn Char (Skikda) puis a complétement délaissé ce mégaprojet. C’est à ce moment-là qu’éclate le litige entre Coojal et l’ANA. Après plusieurs années d’arrêt des travaux, le dernier segment en question est repris en janvier 2018 par une société chinoise CITIC-CRCC.
Un autre projet demeure en souffrance, il s’agit du tracé du chemin de fer sur une distance de 100 km et qui passera par plusieurs localités de la wilaya selon le tracé avec plusieurs gares pour atteindre aussi la Tunisie. Une enveloppe importante a été allouée pour la concrétisation de ce projet. Ce dernier, selon des informations, somnole dans les tiroirs bien que des études aient été finalisées. n