Le nombre d’investissements dans l’aquaculture a atteint jusqu’à maintenant 100 projets, entre réalisés et en cours de réalisation, contre 51 projets en 2017, a déclaré Taha Hamouche, directeur général de la pêche et de l’aquaculture au ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, lors de l’inauguration du séminaire sur la promotion et le développement de l’aquaculture saharienne qui a eu lieu les mardi et mercredi derniers dans la wilaya d’El-Oued.

Taha Hamouche a déclaré, dans son allocution inaugurale, que 50 projets d’aquaculture sont déjà réalisés en Algérie dont 25 opérés en 2017. Outre l’ensemencement de 11 000 bassins agricoles avec enregistrement de près de 280 demandes d’investissements dans la pisciculture à travers le pays et le souhait d’environ 5 000 agriculteurs pour l’ensemencement de poissons dans les bassins, relevant de leurs exploitations agricoles et ceci dans le cadre de la pisciculture intégrée dans l’agriculture. Il a ajouté que le secteur a enregistré cette année encore le lancement de 40 nouveaux projets. Le programme dressé par l’administration du secteur vise à atteindre 20 tonnes de produits d’élevages dans les eaux douces dans le moyen terme. Ceci en exploitant toutes les potentialités hydriques et aquacoles à travers le territoire national, notamment dans le sud du pays qui s’étend sur 2,4 millions de km², soit 87% de la superficie totale du pays et qui recèle d’importantes ressources fossiles d’eaux souterraines, estimées à plus de 40 000 milliards de m3. Dans le même contexte, Taha Hamouche a loué les efforts déployés dans le développement de l’aquaculture dans le sud, à l’instar de la wilaya d’Ouargla qui a enregistré, selon lui, plus de 3 000 tonnes de poisson-chat ainsi que l’entrée en exploitation de la ferme pilote d’élevage de crevettes. Les résultats encourageants enregistrés ces dernières années en matière de réalisation de projets d’aquaculture d’eaux douces, notamment les projets d’intégration de la pisciculture à l’agriculture, prédisent d’un bon avenir pour cette filière qui connaît un engouement de la part de jeunes investisseurs et agriculteurs, intéressés par cette activité en raison des facilités accordées par l’état dans ce cadre et leur accompagnement dans la réalisation de leurs projets, mais également en raison de la demande, de plus en plus croissante, en produits issus de l’aquaculture, a ajouté ce dernier. Ce séminaire est organisé par la Direction générale de la pêche et de l’aquaculture et le programme des Nations unies pour le Développement (PNUD), avec la contribution du Centre national de recherche et de développement de la pêche et de l’aquaculture (CNRDPA) et la Chambre algérienne de la pêche et de l’aquaculture (CAPA) au niveau de la wilaya d’El Oued. Cette rencontre nationale entre dans le cadre de la stratégie d’accompagnement du secteur de la pêche et de l’aquaculture dans la promotion et le développement de ces filières, notamment l’aquaculture saharienne. Elle vise la promotion de la pêche artisanale et les activités aquatiques en milieu saharien ainsi que la vulgarisation de ses activités connexes telles que la conservation, la transformation et la commercialisation du poisson produit et la mise en place d’une feuille de route pour le développement de l’aquaculture saharienne. L’aquaculture est donc un axe primordial du plan de développement des activités de la pêche et de l’aquaculture prôné par l’administration du secteur de la pêche et de l’aquaculture dans le but de renforcer et de varier la production actuelle issue essentiellement de la pêche marine. Le développement de l’aquaculture constitue ainsi un élément important dans la dynamique économique que connaissent ces régions, notamment dans le domaine de l’agriculture. Parmi les objectifs visés, c’est surtout de dresser un état des lieux des potentialités que recèlent les régions sahariennes en matière de développement de l’aquaculture, de valoriser et optimiser les ressources hydriques par la promotion de l’aquaculture. Encourager les agriculteurs et porteurs des projets à investir dans ce créneau à travers des Succès Stories dans le domaine de la pisciculture, échanger les expériences nationales et étrangères en la matière et débattre des contraintes liées au développement de cette activité en milieu saharien sont également des objectifs à atteindre. Ceci dans le but de promouvoir l’aquaculture à travers la mise en place d’une feuille de route pour l’accompagnement du développement durable de l’aquaculture en zone saharienne, la création d’un réseau d’opérateurs et d’agriculteurs pratiquant l’activité aquacole en milieu saharien et saisir de nouveaux investissements dans ce domaine, ont fait savoir les organisateurs.