Par Younes Badi
Plus d’une centaine d’opérateurs économiques nationaux et étrangers sont attendus à la 10e édition de l’exposition internationale «El-Mouggar» (2021). Les participants étrangers viennent du Niger, du Mali, et de la République arabe sahraouie démocratique (RASD). La manifestation se déroulera du 30 août au 2 septembre à Tindouf. Les services de wilaya de Tindouf semblent avoir mis le paquet en matière d’organisation pour assurer la réussite de la 10ème édition de l’exposition internationale «El-Mouggar» (2021). La manifestation est organisée sous le signe : «L’Algérie, un point d’accès aux marchés africains». L’évènement offre une opportunité pour de nouvelles idées et pour engager des réflexions sur la manière dont il faut promouvoir les exportations hors hydrocarbures vers l’Afrique dont Tindouf constitue l’une des portes d’entrée les plus importantes. De même, il constitue une belle occasion pour développer les relations et les échanges commerciaux interafricains. «El-Mouggar» (2021) devrait, par ailleurs, permettre d’assurer les conditions requises pour les échanges actuels, à l’instar des conditions de stockage et de transport de marchandises, ainsi que de gestion des procédures douanières afférentes, en plus d’assurer des recettes à la commune de Tindouf. La manifestation est de nature à favoriser les exportations hors secteur des hydrocarbures et de promouvoir le produit national sur les marchés africains. Les opérateurs économiques nationaux devraient en profiter pour commercialiser leurs produits, conclure des accords de coopération dans de divers domaines, et faire découvrir à leurs homologues africains les produits algériens destinés à l’exportation. Ce rendez-vous économique et commercial international, organisé par le ministère du Commerce et de la Promotion des exportations en coordination avec la wilaya de Tindouf, ouvrira de nouvelles perspectives entre les opérateurs économiques algériens et des pays africains pour relancer l’activité commerciale dans les zones frontalières. Cet évènement très attendu abordera également le rôle que doivent jouer les entreprises dans la politique d’exportation, de manière générale. Le pays table sur un relèvement des exportations vers de nombreux pays d’Afrique dont la proximité géographique avec l’Algérie favorise les contacts économiques, culturels et humains. Dans cette perspective, Tindouf doit devenir la porte d’entrée pour les plans d’affaires les mieux préparés dans le domaine des exportations. Néanmoins, l’attention portée à l’Afrique exigera l’octroi d’un soutien accru en faveur des exportateurs. Pour le moment, l’Etat ne fait pas assez d’efforts dans ce domaine. Et, il reste beaucoup à faire pour éliminer les obstacles aux exportations. Les opérateurs économiques ne peuvent exporter, comme ils le souhaitent vers de pays d’Afrique où les banques sont absentes. Le pays est, certes, présent sur le terrain, en soulignant, chaque fois que possible, l’importance de la prévention des conflits, du développement, et du contrôle de la criminalité sur le continent. Il tente aussi de jouer un rôle de chef de file dans un certain nombre de domaines, tels que l’assistance à fournir aux efforts d’intégration régionale en Afrique. Mais le développement des exportations n’est pas son fort. Il est utile de rappeler que la valeur des exportations algériennes hors hydrocarbures a augmenté, au cours des six premiers mois de l’année 2021, de 95,55% pour atteindre 2,03 milliards de dollars, contre 1,04 milliard de dollars au cours de la même période de 2020, selon des indications fournies récemment par le ministère du Commerce. La part des exportations hors hydrocarbures dans le total des exportations, s’élève à 12,38 % de dinars. S’agissant des plus importants produits exportés, le bilan du ministère fait ressortir que les exportations des engrais minéraux et chimiques azotés ont atteint 618 millions de dollars, une augmentation de 52,4 %, sur la même période.