Grand soulagement tant de la famille que de la population d’El Menéa, après la nouvelle qui s’est répandue comme une traînée de poudre dans toute la wilaya de Ghardaïa. « Ils ont été retrouvés sains et saufs et déposés au niveau de la ville Metlili où ils ont été admis à l’hôpital pour des examens médicaux », nous informe au téléphone un membre de la famille de l’un des deux égarés depuis une semaine en plein désert. Nous remercions nos forces armées aériennes qui se sont tout de suite mobilisées pour les retrouver.
C’est une Armée nationale populaire et elle a été chercher deux enfants du peuple qu’elle a rendu sains et saufs à leurs familles. Nous ne les remercierons jamais assez », ajoute-t-il d’une voix étreinte par l’émotion. Eux, ce sont Tahar Chebir, 20 ans, et Mabrouk Boulghiti, 50 ans, deux habitants de la ville d’El Menéa, à 270 km au sud de Ghardaïa.
Ils étaient partis, il y a huit jours, en compagnie de trois autres amis à bord de leurs motos, cueillir en plein désert des truffes sauvages, appelées localement terfesse.
Ils s’engouffrèrent à plus de 50 km à l’intérieur du grand erg occidental et se séparèrent pour s’apprêter chacun de son côté à dénicher le fameux tubercule, en se fixant comme heure de retour le jour même à 17 heures. Le soir même, à 20 heures, trois sur cinq sont revenus chez eux, il manquait deux à l’appel. Ce n’est que le lendemain, lorsqu’il a été confirmé qu’ils n’étaient toujours pas revenus, que l’inquiétude a commencé à gagner leurs amis et proches. Un convoi de volontaires, à bord de 4×4, est parti à leur recherche et pendant trois jours a sillonné, en long et en large le grand erg occidental avant de retrouver les motos des deux disparus à plus de
50 km du lieu de séparation des cinq amis partis ensemble, soit à plus de 100 km à l’intérieur du grand erg occidental. Mais point de leur présence, ils sont restés introuvables. Inquiets pour leurs vies, les parents et proches des deux disparus se sont alors rendus au siège du secteur militaire d’El Menéa, sollicitant la mobilisation des hélicoptères des forces aériennes stationnées sur le tarmac de l’aéroport de la ville éponyme. Immédiatement, après une brève réunion avec Ahmed Dahmani, le wali délégué de la circonscription administrative d’El Menéa, deux hélicoptères de l’Armée ont pris leur envol de l’aéroport militaire d’El Menéa et se sont lancés à leur recherche. Il n’a fallu que quelques heures pour que l’un des deux hélicoptères les repère dans l’immensité désertique du grand erg occidental. Ils étaient exténués, avaient faim et soif, mais ils étaient vivants. Récupérés au sol, ils ont été déposés à Metlili, la ville la plus proche, où ils ont été immédiatement admis à l’hôpital de la ville, à 45 km au sud de Ghardaïa, où ils ont été rapidement pris en charge. Après avoir passé une nuit à l’hôpital de Metlili, ils ont été ramenés chez eux vendredi soir, à El Menéa, où ils ont retrouvé leurs familles, leurs proches et leurs amis.<