Il y a une semaine, cinq amis décidèrent de partir, à bord de leurs motos, cueillir, en plein désert, des truffes sauvages, appelées localement terfesse. Ils s’engouffrèrent à plus de 50 km à l’intérieur du grand erg occidental et se séparèrent pour s’apprêter chacun de son côté à dénicher le fameux tubercule, en se fixant comme heure de retour le jour même à 17 heures. Le soir même, à 20 heures, trois sur cinq sont revenus chez eux, il manquait deux autres à l’appel. Ce n’est que le lendemain, lorsqu’il a été confirmé qu’ils n’étaient toujours pas revenus, que l’inquiétude à commencé à gagner leurs amis et proches. Un convoi de volontaires, à bord de
4 x 4, est parti à leur recherche et pendant trois jours a sillonné, en long en large, le grand erg occidental avant de retrouver les motos des deux disparus à plus de 50 km du lieu de séparation des cinq amis partis ensemble, soit à plus de 100 km à l’intérieur du grand erg occidental. Mais point de leur présence, ils sont restés introuvables. Inquiets pour leurs vies, les parents et proches des deux disparus, Tahar Chebir, âgé de 20 ans, et Mabrouk Boulghiti, 50 ans, se sont rendus au siège du secteur militaire d’El Menéa, à 270 km au sud de Ghardaïa, sollicitant la mobilisation des hélicoptères des forces aériennes stationnées sur le tarmac de l’aéroport de la ville éponyme. « C’est le seul espoir de les retrouver vivants. Ils risquent, si ce n’est déjà trop tard après une semaine passée à errer dans l’immensité désertique, de mourir de soif. La déshydratation est le premier danger dans le désert. Nous plaçons tous nos espoirs, de les retrouver vivants dans les efforts et les capacités de nos forces aériennes », nous a déclaré au téléphone un ami des deux disparus.O. Y.