Relancer le secteur de l’énergie pour gagner le pari de la croissance économique, et ce, à travers le renouvellement des potentialités du pays, l’optimisation du taux de récupération des gisements des hydrocarbures et l’augmentation de la capacité de production. Il est devenu urgent, aujourd’hui, de renouveler les capacités nationales et optimiser le taux de récupération des gisements hydrocarbures actuels. Le défi auquel s’est astreint le gouvernement paraît ambitieux. Il est surtout inévitable pour un pays arrivé à des niveaux inquiétants de dépendance énergétique. Il s’agit en fait d’augmenter la capacité de production pour garantir le développement socio-économique du pays pour les années à venir. Il faudrait surtout regarder au-delà et préparer d’ores et déjà le passage vers de nouveaux horizons. Le projet du plan d’action du gouvernement semble ainsi accorder une grande importance au secteur de l’énergie. Et c’est de bon augure. C’est effectivement un secteur catalyseur de l’économie nationale. Mais la voie tracée est irrémédiablement la transition qu’il ne faudrait absolument pas rater. L’Algérie, pays pétrolier et gazier depuis les années soixante, se doit de se préparer, aujourd’hui, à passer à la maîtrise de nouvelles sources d’énergie. Et s’installer comme l’un des leaders en la matière. Le renforcement du secteur de l’énergie est à même de garantir la sécurité et la transition énergétique du pays à long terme, en encourageant le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. Cette dernière ne saurait se réaliser sans le passage vers les énergies alternatives dont l’Algérie regorge à l’état naturel. C’est indéniablement la seule garantie pour construire et maintenir une économie nationale forte. Une économie, aujourd’hui, mono-exportatrice arrivée à ses limites. En effet, l’avenir de l’Algérie ne saurait être prospère sans la mise en place d’une véritable économie basée sur d’autres secteurs à valeur ajoutée à l’image de l’agriculture, des PME-PMI et des services.