Des hauts et des bas, et l’incertitude règne toujours. Quelques mots qui peuvent donner une idée sur l’état actuel des marchés pétroliers. La journée d’hier, mercredi, est à même de le confirmer avec deux «événements» concernant le même sujet, mais dont la lecture est bien différente.
Le premier concerne la baisse des prix du pétrole qui sont passés sous la barre des 68 dollars (pour le Brent). Une tendance à la baisse qui risque même de durer encore un peu, et cela pour plusieurs raisons. La principale réside dans la campagne de vaccination anti-Covid-19 qui est remise en cause dans plusieurs pays d’Europe suite aux effets secondaires de l’AstraZeneca.
Ainsi, plusieurs pays ont déjà décidé de suspendre l’utilisation du produit du laboratoire britanico-suédois, déclenchant une panique générale chez la population. Un couac de taille pour les programmes établis sur la base d’une fin prochaine de la pandémie, et donc, d’une reprise de l’économie mondiale.
A l’AstraZeneca, il faut également ajouter la propagation des variants de la Covid-19 qui, au fil des jours, deviennent plus nombreux. A défaut de découvertes de nouveaux remèdes, l’actualité rebondit maintenant au rythme des découvertes de nouvelles formes de pandémie.
Face à cette situation alarmante pour la santé, et crispante pour l’économie, survient le rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) divulgué hier par son directeur, le Turc Fatih Birol.
La principale information est des plus optimistes pour les marchés financiers. Elle concerne une projection de la demande mondiale de pétrole. Elle devrait atteindre 104 millions de barils par jour (mb/j) d’ici 2026, ce qui équivaut à une augmentation de l’ordre de 4% par rapport à 2019. Toutefois, l’AIE n’a pas oublié, en sortant ces prévisions, de préciser «en l’état actuel des politiques». Une manière de se protéger en cas de non-confirmation de projections.
Cette attitude de l’AIE est des plus logiques devant l’incertitude qui règne dans toutes les régions du monde. Depuis le début de la pandémie, et ses effets catastrophiques, les certitudes d’avant-2020 ne tiennent plus la route. Tout devient fragile et les surprises s’accumulent au fil des semaines et des mois. De nouveaux paradigmes font leur chemin, et font en sorte de préparer le nouveau monde qui s’annonce. Le poids des défenseurs de l’environnement et la prolifération des voitures électriques sont en train de faire muter les sociétés. A tel point que la question n’est plus de savoir s’il y aura assez de pétrole ou pas, mais plutôt s’il sera aussi indispensable qu’il l’est depuis des lustres.
Ne survivront que ceux qui sauront s’adapter…