Deux mois après le début de la rentrée scolaire 2022/23, le ministère de l’Education nationale s’attelle déjà à préparer la prochaine rentrée scolaire. Abdelhakim Belabed a, en effet, présidé jeudi une conférence nationale consacrée à la préparation de la prochaine rentrée, en présence de représentants de différents départements ministériels.

PAR MILINA KOUACI
Au cours de cette rencontre, le ministère de l’Education a abordé la question des écoles privées. Sans livrer plus de détails, le ministère a indiqué que les participants ont abordé les moyens de son organisation et de son intégration dans la carte scolaire.
Depuis leur début, les écoles privées revendiquent «un statut». L’Association nationale des écoles privées (Andepa) reproche de son côté à la tutelle de prendre les directeurs d’établissements scolaires pour des chefs d’entreprise.
Mais, il s’avère que le ministère adoptera une nouvelle approche censée organiser l’enseignement privé, et ce deux années après la signature d’un accord définissant le modèle de contrat scolaire qui lie les établissements d’enseignement privés aux parents d’élèves.
Sans livrer plus de détails, le ministère de l’Education a indiqué avoir abordé la question de «l’enseignement privé et les moyens de l’organiser, de le soutenir et de l’intégrer dans la carte scolaire». En effet, le ministre a relevé l’importance de revoir les modalités de son organisation, car constituant un soutien à l’enseignement public. Il faudra, dans ce sens, encadrer davantage les écoles privées de manière à répondre aux exigences de la cartographie scolaire nationale, a-t-il indiqué. Les établissements privés plaident pour qu’ils deviennent une partie intégrante du système éducatif national et qu’il soit associé lorsque le ministère mène une réflexion sur le système éducatif et ce dans l’objectif d’être complémentaire à l’école publique.
Au cours de cette conférence de préparation «par anticipation» de la rentrée scolaire 2023/24, plusieurs questions ont été abordées, a précisé le ministre de l’Education. En premier lieu «un état des lieux général et minutieux» sera établi concernant la situation de tous les établissements à travers les wilayas.
Abordant les conditions de déroulement de la rentrée scolaire de cette année, Belabed l’a qualifiée de «réussie», malgré les difficultés rencontrées et le retour au système d’enseignement normal, à la fin de la crise Covid-19. «Nous avons assuré un retour normal de nos élèves aux classes et réussi à régler les problèmes posés dont la surcharge des classes», a-t-il déclaré.
L’enseignement de l’anglais introduit au primaire cette année «est appelé à s’étendre dès la rentrée 2023/2024, à la 4e et 5e primaire à l’occasion de la rentrée 2024/2025», a expliqué Belabed, consacrant ainsi la fin du processus de son introduction. La décision a, pour rappel, été prise par le Président Abdelmadjid Tebboune, lors d’un Conseil des ministres.
Pour Abdelhakim Belabed, l’évaluation de tout système éducatif d’un pays est basée sur l’excellence de ses résultats, à travers des paramètres et données de la qualité. Il a souligné la «la volonté» de son département à évoluer sur cette voie, a-t-il souligné, avec «un travail continu et l’implication de tous».
«Aujourd’hui, nous accordons une importance à tous les aspects qui garantiront une rentrée scolaire réussie à travers la recherche dès maintenant, de solutions aux problèmes et difficultés de terrain attendus et qui peuvent constituer des obstacles à la bonne scolarisation de nos enfants», a déclaré Belabed. Le ministre pense, en particulier, «au problème des infrastructures dont la solution mettra fin ou atténuera le casse-tête de la surcharge des classes». Mais aussi aux «moyens matériels et financiers pour la gestion des établissements scolaires, notamment pour ce qui est des cantines et du transport des élèves».
Par ailleurs, sur le dossier de la révision du Statut particulier, le ministre a tenu hier une rencontre avec l’ensemble des partenaires sociaux. Depuis l’installation de la commission chargée de ce dossier, 34 rencontres bilatérales ont été organisées avec différents syndicats représentant toutes les catégories des travailleurs de l’éducation. La réunion de samedi a pour ordre du jour «d’exposer aux partenaires sociaux, les conclusions de la Commission et tout ce qui a été retenu, pour la révision de ce texte», a indiqué le ministre de l’Education nationale, régissant et codifiant la vie et les parcours professionnels des corps relevant du secteur de l’Education».
Le ministre a rappelé que les concertations sur l’élaboration de ce statut «ont pris fin le 18 août dernier, mais il a été décidé d’organiser une réunion samedi à la demande des partenaires sociaux avant de passer aux étapes suivantes pour l’adoption de ce statut qui accorde à tous les fonctionnaires du secteur de l’Education nationale une place appropriée». <