PAR MILINA KOUACI
Le ministère de l’Education nationale compte instaurer, à partir de la prochaine rentrée scolaire, une indemnité pour les écoles qui se chargent de la vente du livre scolaire. La distribution du manuel scolaire et sa vente aux élèves posent problème au niveau des écoles primaires qui ne disposent pas d’intendants, contrairement aux établissements des cycles moyen et secondaire.
Selon des syndicats du secteur, le ministre de l’Education Abdelhakim Belabed a fait part de l’intention de son département d’instituer une indemnité pour les écoles qui se chargeraient de la vente du livre scolaire à partir de la prochaine rentrée. Une annonce faite à l’occasion des échanges et débats des syndicats avec le ministre, jeudi dernier, lors de la présentation de l’avant-projet du statut particulier des travailleurs aux syndicats. Une annonce qui soulagera les directeurs d’école primaire qui avaient annoncé, en juillet dernier, le boycott de la vente du livre scolaire. «La vente des manuels est une opération commerciale qui relève de la mission de l’Office national des publications scolaires (ONPS) à l’échelle nationale et du Centre régional de distribution de la documentation pédagogique (CRDDP) à l’échelle régionale et non des nôtres», indique Abdelkrim Gaïd, président du Syndicat national des directeurs des écoles primaires (Snadep).
Ces derniers avaient convenu de n’accepter que leurs quotas de livres pour la distribution gratuite aux élèves nécessiteux.
Il poursuit : «Contrairement aux écoles des cycles moyen et secondaire, les écoles primaires ne disposent pas d’un intendant ou d’un administrateur qui s’occupe de la vente du manuel scolaire. Et un chef d’établissement n’est pas un auxiliaire de l’ONPE ou du CRDDP pour s’acquitter de cette mission de vente de manuels scolaires», ajoute notre interlocuteur. Ce dernier a fait savoir que le Snadep a demandé au ministre d’élaborer une loi réglementaire qui régulera la vente du manuel dans les écoles et les indemnités que devraient toucher le personnel qui se chargera de cette opération. Il y a lieu de rappeler que les parents d’élèves et les syndicats du secteur dénoncent une mauvaise gestion de la distribution du livre et déplorent l’insuffisance des points de vente dédiés à cette opération. A chaque rentrée des classes, le problème de la disponibilité du manuel scolaire se pose. L’insuffisance des points de vente entrave l’acquisition du livre scolaire. L’année passée, l’ONPS a agréé des librairies auxquelles il a fixé la marge de bénéfice à 8%. Toujours dans le souci de réduire la pression sur les écoles et librairies, l’ONPS a, également, conclu un accord avec la plateforme de e-commerce Jumia pour commercialiser le livre scolaire. <