PAR MILINA KOUACI
Des syndicats de l’Education organisent depuis quelques jours des assemblées générales et des conseils nationaux pour décider des actions à entreprendre dans le cadre de la Confédération des syndicats algériens (CSA) ou de l’Intersyndicale de l’Education.
Dans ce contexte, le Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (CNAPESTE) a décidé, à l’issue de son conseil national tenu les 15 et 16 octobre à Boumerdès, d’observer une grève cyclique renouvelable chaque semaine. Le Syndicat autonome des travailleurs de l’Education et de la formation (Satef) a proposé pour sa part d’organiser une «journée de colère des travailleurs» de la Fonction publique pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur la «dangerosité» de la situation sociale, en menaçant d’augmenter les actions dans le cas où leurs revendications restent inaudibles. Une mise en synergie des syndicats de la Fonction publique pour davantage d’efficacité dans la prise en charge de revendications et pour plus d’unité et de cohésion dans l’appui aux initiatives d’actions et de lutte. A l’issue de son conseil national, la formation syndicale de Boualem Amoura a appelé à la révision de la grille des salaires, à l’augmentation du point indiciaire et réduire en parallèle l’IRG. Le syndicat exige, par ailleurs, la promulgation du statut particulier des travailleurs de l’Education et d’appliquer le décret présidentiel 266/14.
Il appelle également à la refonte du système éducatif et à l’ouverture de postes budgétaires pour diminuer la pression sur le personnel enseignant, expliquant que la surcharge de classe persiste encore en dépit de la répartition de chaque classe en deux groupes. Des écoles se retrouvent aujourd’hui avec des groupes de plus de 30 élèves. «Même la répartition de groupe n’a pas réglé le problème de la surcharge des classes», regrette le Satef.
L’Unpef, de son côté, qui organise son conseil national ordinaire à partir de ce mercredi, tranchera les actions à entreprendre. «Depuis février, le syndicat met en garde des répercussions de la baisse du pouvoir d’achat sur la situation sociale des travailleurs du secteur et le rendement des enseignants», dit Abdelouahab Lamri Zegar, porte-parole du syndicat. Ce dernier exige du gouvernement et du ministère de l’Education nationale de satisfaire les revendications des syndicats enseignants pour la quiétude et la sérénité dans le secteur.
En attendant de rencontrer le ministre de l’Education nationale pour concertations, les syndicats souhaitent que leurs revendications soient concrétisées.