PAR MILINA KOUACI
Le ministère de l‘Education présente, aujourd’hui, à son partenaire social les articles du règlement intérieur de la commission chargée d’enrichir et d’apporter des propositions à l’avant-projet de loi portant statut particulier des travailleurs du secteur pour approbation.
Le ministère de l’Education avait convié, jeudi dernier, les syndicats autonomes pour une réunion consacrée à l’élaboration du règlement intérieur relatif au fonctionnement de la commission mixte chargée de l’examen du projet de statut particulier des travailleurs. Au cours de cette réunion, le ministère a fixé un délai aux syndicats agréés pour présenter leurs propositions sur le règlement intérieur de la commission, chargée d’apporter des propositions, dans le but d’enrichir l’avant-projet de statut particulier des travailleurs (fonctionnement, composante, membres, quorum, durée des interventions et délai maximum de travail de la commission mixte).
Aujourd’hui, ces syndicats devraient prendre connaissance des propositions élaborées par la tutelle et qui seront soumises pour approbation avant que la commission mixte ne soit installée, explique Boualem Amoura, secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef).
Dans une récente déclaration à Reporters, la présidente du Syndicat national des fonctionnaires des laboratoires du secteur de l’éducation (SNFLSE) a fait savoir que des syndicats avaient demandé que des représentants de la Direction générale de la Fonction publique et du ministère des Finances fassent partie de ladite commission, afin que le nouveau statut particulier soit compatible avec le statut général de la Fonction publique dont le gouvernement a demandé d’être révisé.
Les syndicats ont, par ailleurs, fait part de leur crainte que ladite commission ne soit qu’un « gain de temps » pour la tutelle. Les syndicats avaient travaillé au sein d’une commission mixte pendant trois ans (2015-2018) sans que la mouture du projet de statut particulier voie le jour. Les syndicats autonomes exigent un statut particulier qui garantit de nouveaux « acquis » aux travailleurs, ainsi que la stabilité de l’Ecole publique.
Pour rappel, la révision du statut particulier a été décidée sur instruction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed, a affirmé, à cet égard, que son département n’avait ménagé aucun effort pour la prise en charge des revendications soulevées par les différents syndicats agréés du secteur conformément aux cadres juridiques en vigueur, de manière progressive et équilibrée.