L’appel des enseignants contractuels à un sit-in national de protestation n’a finalement pas eu beaucoup de succès. Et pour cause, l’appel de la Coordination nationale des enseignants contractuels de l’Education nationale aux instituteurs à se rendre devant les directions de l’éducation de chaque wilaya, n’a pas eu l’écho souhaité, puisque seule une poignée a répondu à cet appel et fait le déplacement vers les directions de l’Education. A Alger, il était question que les protestataires observent une action devant l’annexe du ministère de l’Education nationale à Ruisseau, mais ces derniers ont été empêchés par les forces de l’ordre qui ont avorté leur action. «Nous étions près de 200 enseignants à Alger, mais les forces de l’ordre nous ont empêchés de gagner l’annexe du ministère», dit Mustapha Kassad, coordonnateur de cette organisation syndicale.
De 15 000 enseignants des trois cycles, les protestataires étaient au nombre de 800, estime M. Kassad. Cette action a été observée également dans les wilayas de Tiaret, Ouargla et Bordj Bou-Arréridj, où quelque cinquante enseignants ont répondu à l’appel, tandis que dans d’autres wilayas, certains enseignants ont préféré «boycotter les cours», ajoute notre interlocuteur.
Pour rappel, les enseignants contractuels réclament l’intégration sans condition dans des postes vacants, la priorisation des enseignants remplaçants dans le recrutement, ainsi que la valorisation de l’expérience professionnelle. Ils refusent que la tutelle les soumette à un concours de recrutement en raison des compétences acquises grâce aux années d’expérience et d’exercice sur le terrain.
Ces derniers menacent de durcir leurs actions en cas de non-satisfaction de leurs revendications. Les enseignants comptent aller vers une marche nationale pour arracher l’intégration sans condition bien que le ministre de tutelle avait éloigné, en juin dernier, toute possibilité de recrutement direct des contractuels ou remplaçants à des postes permanents sans le passage par un concours.