Le Premier ministre Abdelmalek Sellal a été interpellé, jeudi, à l’Assemblée populaire nationale (APN) sur les erreurs enregistrées sur les manuels scolaires de deuxième génération. Sollicité, lors d’une séance plénière consacrée aux questions orales à ce propos, le Premier ministre a fait une mise au point à la députée, auteur de la question.


« Les fautes enregistrées dans leur contenu sont des fautes d’impression », indiquant que « toutes les mesures nécessaires ont été prises pour leur prise en charge immédiate et leur correction par les services concernés ». « Le gouvernement ne ménagera aucun effort pour privilégier le dialogue et la concertation comme base de travail au sein des deux Chambres du Parlement dans le but de renforcer la coopération et la coordination entre les deux institutions dans le cadre du respect rigoureux de la Constitution et des lois », a-t-il enchaîné.
« La politique nationale de réforme du système éducatif est intervenue dans l’objectif d’en améliorer les performances par l’optimisation des capacités des personnels et l’augmentation du niveau de connaissances des apprenants sans aucun préjudice des contenus authentiques des programmes scolaires articulés autour des valeurs et constantes de l’identité nationale que sont l’islam, l’arabité et l’amazighité », a encore lancé Sellal.
S’exprimant lors d’une intervention lue en son nom par la ministre des Relations avec le Parlement, Ghania Eddalia, Sellal a fait remarquer que cette démarche nationale était mise en place dans la transparence, dans un cadre de concertation associant toutes les parties concernées et d’échanges avec les experts et spécialistes pour développer et cristalliser ces programmes tout en veillant à sauvegarder leur caractère scientifique et pédagogique.
« Cette problématique a été le fruit d’un débat et d’une concertation au niveau de la commission de l’éducation et de l’enseignement supérieur de l’APN à la faveur de séances d’audition ou des journées parlementaires organisées à l’effet d’informer les députés de ce qui a été entrepris ». Sur cette question précisément, le Premier ministre n’a pas manqué de faire observer que « les livres scolaires ont été élaborés sur la base des programmes arrêtés sous le contrôle de la commission nationale des programmes qui a adopté des références et des sources nationales à l’instar de la loi d’orientation de l’éducation nationale de 2008 ». Et d’enchaîner : « Ces programmes ont été soumis à une consultation au niveau des corps d’inspection relevant du secteur de l’éducation en décembre 2014 suite à leur présentation à la conférence nationale d’évaluation d’étape de la réforme tenue en juillet 2014 avec la participation des partenaires sociaux du secteur de l’éducation, des représentants du Parlement et de différents secteurs ministériels en plus d’experts. » Plus précis à propos des deux conférences nationales de 2014 et 2015, Sellal a soutenu qu’elles ont été à même « d’actualiser les manuels scolaires publiés de 2003 à 2007.
Il a été, en effet, procédé à la publication du premier quota de manuels scolaires au nombre de 15 à la lumière des actualisations qu’a connues l’arsenal juridique algérien depuis 2014 ». Aux yeux du Premier ministre, « ces nouveaux livres ont été soumis à l’évaluation d’une commission mise en place au niveau de l’Institut national de recherche en éducation, et composée de 32 cadres algériens dont des experts universitaires, des inspecteurs pédagogiques, des enseignants des spécialistes en psychologie, en sciences de l’éducation et les arts, afin d’examiner l’adéquation du contenu de ces livres avec l’âge de l’élève selon le cycle d’enseignement ».
Et de lancer : « Cette commission a mis en œuvre une grille d’évaluation des manuels comportant des normes pédagogiques ainsi que des normes sociales et culturelles, notamment la conformité du contenu de ces manuels avec les valeurs nationales, religieuses et mondiales contenues dans la loi d’orientation relative à l’éducation nationale ». Avant de préciser que « la particularité de la société algérienne est un critère important dans l’évaluation de ces nouveaux manuels ».