PAR MILINA KOUACI
Après quinze jours de suspension de cours et une baisse des contaminations au Covid, les écoles sont dans l’attente du feu vert des autorités pour la reprise des cours le dimanche 6 février.
Le ministère de l’Education nationale avait annoncé un réaménagement du calendrier des vacances scolaires d’hiver en les avançant d’une semaine suite à l’enregistrement de cas de Covid-19 dans les établissements scolaires. Par la suite, le Comité scientifique de suivi de l’évolution de coronavirus a annoncé une suspension des cours, le 20 janvier, pour une durée de 10 jours. Une suspension prolongée d’une semaine au vu de la forte vitesse de transmission du nouveau variant Omicron.
La famille de l’Education attend que le Comité scientifique se prononce à nouveau sur la reprise ou la prolongation de la suspension une nouvelle fois.
Hier, le président de la Société algérienne d’immunologie, Kamel Djenouhat, a proposé des solutions alternatives à la prolongation de la suspension des études et au maintien de la fermeture des écoles. Dans une déclaration à la chaîne Echourouk News, Djenouhat a suggéré d’accorder un congé de maladie aux élèves au lieu de fermer les établissements scolaires, expliquant que les congés de maladie sont fixés à 5 jours pour les personnes infectées par le virus sans symptômes et à 7 jours pour celles infectées avec l’apparition de symptômes. Il a récemment indiqué que la suspension des cours a bel et bien aidé à casser la chaîne de transmission, car les enfants sont les plus touchés par le variant Omicron.
La décision revient en tout cas au Comité scientifique. « La décision dépend du Comité scientifique habilité à s’exprimer sur la situation sanitaire, y compris dans le milieu scolaire », dit Abdelouahab Lamri Zegar, porte-parole de l’Unpef. Pour lui, le contexte ayant provoqué la suspension des cours reste d’actualité. « Le bilan quotidien des contaminations a de nouveau augmenté mardi. On ignore ce que va décider l’autorité sanitaire », ajoute M. Zegar.
Le secrétaire général du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef) réclame pour sa part que la décision de fermer un établissement scolaire soit individuelle et non générale. « Fermer des écoles qui ne sont pas un foyer de contaminations est injuste et perturbe la scolarité des élèves », dit M. Amoura, qui demande de mettre à la disposition des écoles les moyens d’application du protocole sanitaire.
Le porte-parole de l’Unpef indique que des écoles manquent de caméras thermiques détectant les températures corporelles anormales. « Ce ne sont pas tous les établissements qui disposent de caméras thermiques. Même ceux qui l’ont ne peuvent prendre la température de centaines d’élèves qui arrivent à l’école un quart d’heure avant le début des cours », précise le porte-parole de l’Unpef. Il dénonce également la non-observation des mesures barrières dans les écoles : « Nous avons des élèves qui s’agglutinent dans l’enceinte scolaire, ce qui favorise la propagation du variant Omicron qui touche les enfants. » Ce dernier plaide pour que les autorités compétentes prennent en charge les frais des tests de dépistage : « Il est nécessaire de mettre à la disposition des écoles les tests de dépistage de coronavirus ».
Une proposition soulevée également par le Satef qui demande « la gratuité » des tests de dépistage pour les élèves et le personnel enseignant afin de freiner la propagation de la Covid-19 dans les écoles.