Deux mois après l’arrivée à son terme de son mandat, la Commission nationale des œuvres sociales de l’éducation nationale (CNOS) a présenté hier son bilan financier et moral. Cet inventaire a concerné l’exercice 2020 et a été exposé aux syndicats du secteur lors d’une réunion au Lycée national des mathématiques de Kouba à Alger. S’il n’a pas encore été rendu publique dans sa totalité, l’on sait au moins que la demande générale est au renouvelement des membres de la commission.
«Nous souhaitons qu’il y ait des elections de nouveaux membres pour mettre fin à la prolongation du mandat des anciens membres et donner un nouveau souffle à cette commission», estime Abdelouahab Lamri Zegar. La position du porte parole de l’Unpef est partagée par le président du syndicat national des directeurs des écoles primaires (snadep) qui plaide» pour l’élection de nouveaux membres».
A en croire des sources syndicales, des «milliers de dossiers sont en suspens après l’expiration du mandat de l’actuelle commission le 31 décembre dernier « en raison du non versement du budget de fonctionnement de l’année 2020». Jusqu’à février, la comission nationale et les commissions de wilayas auraient pour cette raison refusé de délibérer sur les questions de leurs prérogatives et qu sont relatives aux domaines social et sanitaire.

D’autres sources évoquent cependant les contraintes liées à la crise sanitaire
L’on sait également quelles sont les propositions que font les organisations syndicales sur la gestion des oeuvres sociales de l’éducation nationale – un enjeu fondamental – ainsi que sur l’élection des membres de la commission et la prolongation ou non des mandats. Il en ressort une opposition entre les partisans de la centralisation de la gestion qui affirme qu’elle garantit le «principe de solidarité» à l’échelle nationale et les supporters d’une gestion confiée à des commissions nationales et wilayales – COWSTE et CNOSTE – directement élues par les salariés du secteur.
Certains organisations syndicales souhaitent que le budget soit géré par la wilaya et les établissements scolaires, selon un mode de gestion décentralisé. D’autres, en revanche, sont pour l’appui de l’actuel mode de gestion centralisé. Les premières réclament une gestion decentralisée à travers le maintien des commissions de wilaya.
Elles exigent une gestion transparente des fonds des œuvres sociales, d’autant que 3% de la masse salariale des travailleurs du secteur de l’éducation va dans les caisses de ces œuvres. Selon des syndicats, 75 % du budget des œuvres sociales de l’éducation nationale – qui dépasse les 10 milliards de dinars – sont destinés aux primes de départ à la retraite, au tourisme religieux et voyages «Omra» et «Hadj» ainsi qu’au recours aux établissements privés de santé.