Soupir de soulagement chez les parents d’élèves au lendemain de la décision du gouvernement de verser le montant de l’allocation spéciale de scolarité dans les comptes courants postaux des parents socialement vulnérables.
D’autant plus qu’elles sont nombreuses les familles, déjà vulnérables, à être impactées par le contexte socio-économique qui a vu certaines activités s’arrêter à cause de la pandémie. D’où vraisemblablement le recours à cette disposition réglementaire qui indique que l’allocation de 5 000 DA «attribuée une fois par an, au début de l’année scolaire, peut en revanche, s’effectuer exceptionnellement et en cas d’impérieuse nécessité par mandat postal ou tout autre procédé de paiement approprié».
Mais du côté de l’Association des parents d’élèves (ANPE), les procédures à travers lesquelles est attribuée l’allocation sont à revoir. Tout comme la valeur, cette dernière demande une prime de 10 000 DA. «Verser ce montant dans les comptes postaux des parents ou tuteurs est une ancienne revendication de notre association», nous dit Khaled Ahmed, président de l’ANPE, qui fait remarquer, cependant, que «faire la queue pour percevoir une prime de scolarité «touche à la dignité humaine» des concernés.
Pour cette raison, l’ANPE réclame depuis une dizaine d’années que cette aide soit versée dans le compte courant postal des parents. «C’est une bonne démarche qui protège et préserve la dignité humaine. Lorsqu’un parent retire cette allocation à la poste, personne ne sait que c’est l’allocation spéciale de scolarité attribuée aux élèves nécessiteux», poursuit Khaled Ahmed. Néanmoins, l’ANPE revendique l’augmentation de cette prime de 5 000 à 10 000 DA. Une subvention de 5 000 DA ne suffit plus en raison de la cherté des fournitures et manuels scolaires et en raison de la dégradation du pouvoir d’achat. L’ANPE réclame également des autorités compétentes de se charger de la fourniture scolaire, du cartable et des manuels aux nécessiteux, car les prix des fournitures scolaires augmentent annuellement. L’Association justifie cette demande par les conditions financières difficiles des parents de subvenir aux besoins scolaires de leurs enfants, d’autant que les familles et l’économie algérienne ont été négativement impactées cette année par le coronavirus.
Sur un autre volet, Khaled Ahmed estime que les résultats des devoirs du premier trimestre, organisés dans un contexte exceptionnel et sous protocole sanitaire, «sont plutôt satisfaisants» et ce, grâce, ajoutera-t-il, à la mobilisation de l’ensemble des acteurs du secteur.
Dans l’objectif de respecter les mesures barrières et d’assurer la distanciation sociale, le nombre d’élèves a été réduit par classe, ce qui a contribué à une bonne assimilation des cours dispensés», indique le président de l’ANPE, sur une note de satisfaction. n