PAR MILINA KOUACI
Les syndicats de la Fonction publique se réuniront, lundi prochain, pour évaluer l’action de protestation qu’ils avaient observée les 26 et 27 avril dernier, apprend-on de Sadek Dziri, président de l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef). Les travailleurs continuent de dénoncer le malaise social et réclament une amélioration du pouvoir d’achat. Dans le secteur de l’Education, le président de l’Unpef écarte la possibilité de brandir la menace de boycott de l’encadrement des examens de fin d’année ou des activités administratives. Entre-temps, les élèves se préparent pour les examens du dernier trimestre de l’année scolaire 2021-22. Le BEM et le bac blanc seront, en effet, lancés ce dimanche. Les candidats sont censés se préparer moralement et mentalement pour la session 2022. Mis à part la suspension des cours à trois reprises à cause de la pandémie de coronavirus dans le milieu scolaire, l’année pédagogique s’est déroulée dans la sérénité et la quiétude, estime Sadek Dziri. Le taux d’exécution du programme scolaire varie d’un établissement scolaire à l’autre, sans compter les grèves et suspensions de cours, le mode d’enseignement basé sur l’alternance de groupes qui ont empêché l’achèvement du programme, de l’avis des parents d’élèves. Cependant, notre interlocuteur pense que le taux d’exécution du programme est «satisfaisant» dans l’ensemble. «Les deux-tiers du programme sont dispensés», indique le président de l’Unpef. Ce dernier, comme d’autres acteurs sociaux, s’inquiètent de l’attitude des élèves, notamment des classes finales, qui ont recours aux cours particuliers et désertent les salles de classe dès la fin du 2e trimestre, en particulier, les candidats au baccalauréat. Le syndicaliste renvoie cette attitude à plusieurs motifs, notamment, la surcharge du programme. «Les élèves ne font pas assez d’exercice dans les salles de classe. Ils préfèrent ainsi s’inscrire pour des cours particuliers où ils font des exercices et des corrigés de sujets de bac», rappelant les instructions données par le ministre de l’Education nationale, Abdelhakim Belabed, aux membres des commissions chargées de l’élaboration des sujets sur la nécessité de tenir compte des cours dispensés en présentiel dans l’établissement scolaire durant les trois trimestres. Dans un autre contexte, le président de l’Unpef fait savoir que les syndicats de la Fonction publique se réuniront, lundi prochain, pour évaluer l’action de grève qu’ils avaient observée les 26 et 27 avril dernier. «Nous tenons à nos revendications exprimées dans le cadre de la CSA et des syndicats de la Fonction publique», dit M. Dziri. La principale revendication est liée à l’amélioration du pouvoir d’achat et au relèvement du point indiciaire, actuellement de 45 DA, à 100 DA. Indépendamment des aboutissants de cette réunion, le syndicaliste rassure les élèves et leurs parents. Durant l’année scolaire écoulée, 14 syndicats avaient menacé de boycotter les examens officiels dans le cas où les autorités compétentes ne prennent pas en charge leurs revendications, sachant que ces syndicats se sont rétractés. Le président de l’Unpef écarte la possibilité que ce scénario se reproduise cette année. «Je ne pense pas qu’il y aura des menaces sur l’encadrement des examens de fin de cycle ou de boycott des activités administratives», poursuit M. Dziri. n